bout de la rue monte un ciel scintillant, ~tre_au scrabble. A Me re Loisirs sob a | Goa, sur la mer d'Arabie Aprés un autre savoureux _ ‘Tiz frit aux légumes, je vais me faire couper les cheveux dans un Salon semblable, ma foi, 4 ceux du temps de Beaumarchais. Le barbier manipule gaiement ci- Seaux, brosse, peigne et rasoir, Mais non sans m’arracher plus - @un poil. Barbare barbier! Le fameux air de Figaro me trotte par la téte. L’opération terminée, je me rends compte qu’il me reste encore, de chaque cété de la téte, de quoi construire deux nids d’oi- Seaux. Tant pis. Colt dérisoire (40 cents). De la petite église du encore le cantique déja entendu mais qu’accompagne, ce soir, des sons vi- brants d’un violon. Nous retour- nons au bercail sous entre palmiers et chiens jappeurs Ces étoiles qui brillent a travers les palmes courbées: une splendeur. Jean-Francois et Sylvie me relance bient6t le défi de tenter de les vain-. Vattaque. Rien a faire. J’oublie mes défaites dans - les effets brumeux de alcool et de la mari. Serai-je en train de perdre mon ame? Ah!, cette éducation enracinée dans la culpabilité. Au diable! Je m’endormirai bientét, comme si moustiques, guerres et péchés n’existaient pas. Neuviéme jour de février. _ Je me régale, ce matin, de rien d’autres que de noix: de coco, papaye et melon d’eau. Mmmm. Devant moi, sur le mur, deux lézards vont et viennent, s’arré- tant souvent, brusquement. Mo- nique me demande de bien vou- loir l’accompagner au marché de Margao. Volontiers. Nous nous retrouvons, plus tard, dans un taxi avec sept Indiens, sans compter le chauffeur! Le trajet ne colite ainsi 4 chacun que deux roupies (20 cents). Extrémement pittoresque, ce grand marché couvert de Mar- goa. Que de poteries, tapis, saris, bondieuseries, «saucissonneries», Scéne de marché 4 Goa et patati...! Couleurs, formes et odeurs de toutes sortes. Etalages incessants de... beaux sourires intéressés. Je ne fais qu’observer, alors que Monique se procure, dirait-on, des petits cadeaux pour ses douze fréres et soeurs. Retour en bus bondé, puis en auto-stop. Toujours cette chaleur excessive. Voyages Se succédent, aprés un autre copieux repas, sieste prolongée, promenade, baignade et bavar- dage -a1’abri du soleil. Sylvieme raconte le suicide d’un de ses nombreux fréres et sa passion pour les arts visuels. Jean-Francois, lui, brosse le plus simplement du monde un tableau saisissant de son adolescence tourmentée qu’est venu bouleversée une tentative de suicide. Voulant aider son fils a prendre le taureau par les cor- nes, son pére lui a dit, tout bonnement: «Ton probléme, c’ est que tu manques d’ imagination». Il n’en fallut pas plus pour que Jean-Fran- ois se mette a voya- ger, a s’ouvrir a d’autres cultures et a développer ses ta- lents artistiques, goitant ainsi de plus en plus aux vrais plaisirs de la vie. Pour ma part, je relate avec un brin *. d'ironie des faits Saillants de mes années en commu- nauté et de ma grande culbute dans ce champ d’ivraie qu’est le monde. Le couple m’ invite a tenter de nouveau, ce soir, d’éviter la défaite au scrabble. Malgré mon faible pour ce _ jeu et mon amour des mots, ils de- meurent 1|’un et l’autre invinci- bles. Autre joint, autre «poire Williams», et me revoici propul- sé dans les limbes, puis croulant littéralement dans les bras de Morphée. Le dimanche 10 février, début dema troisiéme semaine en Inde. La «dolce vita» suit son cours, de la villa 4 l’ambiance de commune hippie a la bienfaisante eau chaude de la mer d’Arabie. Je passe de longs moments a con- templer l’immensité de cette éten- due liquide, «le coeur abasourdi, les pensées de travers», comme chante Alain Barriére. Au cré- puscule, échange d’adresses en- tre deux parties de scrabble. Syl- vie dessine une fleur de lis styli- sée sous «Shawinigan». Le nom Jean-Francois de Vernal me rap- pelle celui d’une de mes ancien- nes éléves les plus jolies: Myriam de Courval, nom digne d’une mar- 4 Shiise | MONTREAL 1399$,.:..249$, "=. 17 quise. Autre fin de journée aux paradis artificiels. Et si je deve- nais dépendant de ces satanés créateurs d’ illusions? Dieu m’en garde. Le lendemain matin, je quitte la villa de Colva avec mes deux amis québécois pour retour- ner a Panjim, la petite capitale de Goa. Adieux aux autres. Philippe et Odile y vont encore de quel- ques plaisanteries fines. (En 1987, je recevrai de ce couple sympa- thique une invitation 4 leur ma- riage en Suisse!) Jean-Claude Boyer 2 vols directs par semaine le LUNDI & le JEUDI MAXIMUM SEJOUR: 1 AN HORAIRES: Dép. Vanc 10h50, Arr. Mont. 18h40 Dép. Mont. 6h40, ‘Arr. Vane. 9h20 MINIMUM SEJOUR: 4 JOURS ET ECON Offre spéciale $299.s Taxe ALLER-RETOUR Réservations: 21 jours - Min.: 3 jours - Max.: 30 jours Dernier retour possible: 10 décembre : tez bs agent de < - pour iF Le et x ii ns. Les mots croisés de Tima Sekkat Solution de la semaine derniére : Grille 13 IN Vg ae | Grille 12 Horizontalement Verticalement Vi of : Seats ; lL. ewiesy. Vy - IL n'y arien a voir lors- - Un homme ou une femme ou : qu'elles sont fermées ni l'un ni l'autre 1 L |Z TIVIAINITIE 2 2- N'est jamais mal regue - II- Carte maltresse - Nation 2 LTIDIE a VILITIE Nota bene III- Conceme la ville - Sa force 3 3- Forts et résistants est de courte durée 3 NJ E R ia I D E 4- Transpira - Epluchées IV- Mieux que rien - Tou- 4 5- Fait chauffer le pavillon - pilleur + C\A N E\S R 5 Un score eventré V- Passer voir 5 OILIE PIA 6- Cérémonie nuptiale - VI- Vieille greffe - En téte 6 Partie d'un tout Einstein - Fleuve de France 6 L E S S A a 7- Négation - Peuvent VII- Palpables - Le dernier 7 4 Ris toujours servir anglais 7 N VIEINIT 8 8- On la sent briler sans s'y VIII- Des ermites ne vivent pas arréter - Continent autrement 8 9 ea Eg 9- Passeras a l'action - Diffi- IX-Danslebesoin-Ellea 9/L|L QB! MBBE|NIE Em ) culté raison des roches les plus dures ap a 10- Enlevée- Manque d'éner- - Pigeon sauvage - Direction 10 0 z D E E $ O au sae gie Vendredi 12 octobre Le Soleil de Colombie z lolol : mc >A Im | WiPl mi : WSN eB AGG Asal. SNe la gg, lee Ri 0b Salen Ss MIMI ph Uc illag slg Atcha an ean, IU ohn tM ll alg, |