| rare iraraeaneer tare tate as orl OME EIN TEI — Y LE SOLEIL D7) Se ee. | L Courrier de 2¢me classe Second class mail N° 0046 VOL 18 No 10 VENDREDI 6 JUILLET 1985 Manitoba Le débat continue Par Francois Bourboulon La décision de la Cour su- préme de déclarer non-valides toutes les lois du Manitoba et d’exiger qu'elle les fasse tra- duire a relancé le débat sur le bilinguisme dans la province. Il y a deux ans, le gouverne- ment provincial avait proposé d’étendre les droits constitu- tionnels des francophones, mais M. Pawley, le Premier ministre avait insisté sur le fait que le Manitoba ne se dirigeait pas vers le bilinguisme officiel. L’opposition conservatrice a profité du jugement dela Cour supréme pour remettre la question sur le tapis et a affirmé avec force que la province n’était pas bilingue. Des membres du gouverne- ° ment ont répondu devant la législature que la réponse avait été donnée par la Cour, “Jattend la position officielle de la province du Manitoba” a déclaré M. Simon, Je leader _ conservateur De son cote, “M. Pawley, interrogé par des journalistes sur ce probléme, a précisé qu’il était trop occupé pour s’en soucier. Il a d’autre part affirmé qu’une publicité pu- blié dans les journaux par l’organisation Manitoba Grassroots était avant tout “une tentative de leur part de justifier leurs actions”. L’organisation, une coal- lition de groupes opposés au bilinguisme, avait déclaré dans cette publicité que la province n’était pas officielle- ment bilingue. Selon ces grou- pes, bien que la Cour ait fait du francais une langue offi- cielle dans la législation du Manitoba, cela ne veut pas dire que la province dans son ensemble est bilingue. Selon M. Pawley, cette pu- blicité tente de réouvrir de vieilles blessures, faisant réfé- rence aux manifestations lan- cées ces derniéres années par des groupes opposés aux pro- jets du gouvernement d’éten- dre les services en francais dans la province . Il a par ailleurs affirmé que les accusations contenues par la _publicité selon lesquelles “le gouverne- ment Pawley a secrétement mis au point un plan visant a faire du Manitoba une pro- vince officiellement bilingue” étaient fausses. Célérité Pendant ce temps, les tra- _ducteurs sé sont mis au travail avec célérité. Soixante candi- datures avaient été déposées mais quatre seulement ont été retenues pour rejoindre ]’équi- pe qui doit traduire en francais les 4,500 lois concernées. Fina- lement, deux personnes sur ces quatre ont accepté l’emploi. M. Elton, vice rpocureur- général du Manitoba, a dé- claré qu’ils étaient payés entre 26,000$ et 39,000$ et quiils devaient parler couramment l'anglais et le francais. “Nous sommes trés sélectifs, a-t-il ajouté. Nous voulonsque notre francais soit un bon francais, et faire des traductions légales rigoureuses peut s’avérer. trés difficile”. Le projet est tellement sen- ~ sible au niveau politique que Greg Yost, le directeur des traductions légales, a précisé que M. Elton avait interdit tout contact avec la presse. M. Pawley, le Premier ministre, a déclaré pour sa part que les traducteurs étaient trop occu- pés pour répondre aux ques- tions sur leur travail. Lors de son jugement, la Cour n’a pas fixé de date limite pour traduire les lois. Mais une telle tache pourrait prendre, selon certains observateurs, un trés grand nombre d’années. Les premiéres lois abordées sont les 450 lois “actives” qui concernent la vie quotidienne de la province. Puis on s’occu- pera de 4,000 autres dont certaines sont a portée trés limitée ou ne sont que des documents historiques. Un membre de1’Institut Josef Dubuc, qui encourage la pra- tique légale en francais, a estimé qu’un traducteur pou- vait remplir trois ou quatre pages de loi en une journée. A ce rythme, il lui faudrait une année pour produire une version francaise de deux importantes lois manito- baines: l’Acte de Winnipeg et le code municipal. ( La question du coat total de Suite page 16 Le ler juillet a Maillardville Maillardville a célébré la féte du Canada lundi ler juillet au Centre Fatima. Trois cent personnes s’étaient retrouvées autour des Danseurs-du Pacifique qui ont présenté a cette occasion leur nouveau qu’ils vont emmener en Europe cet été. celui Le seul journal de langue francaise de la Colombie britannique: 30 cents Portraits Par Annie Granger Vancouver met les bou- chées doubles pour étre fin prétedans onze mois pour ouverture d’Expo 86 dont le théme est “L’homme en mouvement” avec facettes sur le transport et les communications. Les pa- villons se dressent petit a petit, pavillons des qua- rante pays qui y participe- ront, ceux des provinces canadiennes, ceux des nombreuses ~ gociétés de la Couronne et privées. Sans oublier le pavillon du Canada sur le port qui sera certainement le plus visité dés le 2 mai, l'année prochaine. Mais en attendant cette date-la, le public est invité a patienter en allant visiter le centre de promotion (gratuit celui-la) et celui de la boule géodésique (payant). Fredrik Hisiop et Kathryn Burkell sont ce que nous pouvons appeler la nouvel- le génération de Canadiens de l’ouest bilingues. Tous les deux élevés dans l’ouest, le premier a Fernie oi il est né et la derniére a Vancouver, née 4 Edmon- ton. Et tous les deux ont choisi le tourisme. Ils sont héte et hétesse, lun au centre Expo 86 et Kathryn - au pavillon du Canada. Si vous pouvez actuelle- ment rencontrer Fredrik au Spécialistes és-tourismes Kathryn Burkeil centre, Kathryn, elle, ne donne des visites guidées sur le chantier du pavillon canadiens qu’a des groupes spéciaux: journalistes, mi- nistres, délégation, archi- tectes etc... Le Soleil a choisi ces deux jeunes plutét que d’autres Suite page 16 Saskatchewan Il sera jugé en francais Un Québécois accusé de vol a main armée commis a Régina aura le droit de subir un procés en francais. Il le doit a la décision prise par un juge de la Saskatchewan aprés que Me Lepage, l’avocat de Michel Tremblay, l’accusé, ait plaidé la cause de son client en Cour du Banc de la Reine. Celui-ci avait demandé la tenue d’un procés en francais mais sa requéte avait été rejetée par la Cour provinciale. Me Lepage avait présenté deux arguments. Selon le premier, le procés peut étre présenté en francais dans sa pleine constitution et l’accusé a droit d’étre entendu dans la méme langue par un juge et un jury bilingue. Cet argument se base sur l'article 110 de l’Acte des Territoires du Nord-Ouest qui précise que l'une des deux langues officielles peut étre utilisée devant les tribunaux. Le juge a reconnu la validité de cet article alors que la Couronne provinciale stipulait que le méme article 110 n’avait plus de raison d’étre puisqu’il avait été aboli par 1’Acte de la Saskatchewan. Le deuxiéme argument de Me Lepage se basait sur Varticle 15 de la nouvelle Charte des droits et libertés qui stipule qu’il ne peut y avoir de discrimination envers quicon- que. Le juge a admis que Tremblay avait été victime de discrimination et que selon cet article 15, il avait le droit d’obtenir un procés en fran- Cais. La province de la Saskatche- wan n’avais jamais accepté le principe d’un procés en fran- Cais, sous prétexte qu'elle n’était pas en mesure de fournir les instruments néces- saires 4 une procédure dans une langue autre que l'anglais. A partir de maintenant une telle réponse ne sera plus valable et, ala suite de Michel Tremblay, les francophones pourront, dans ce domaine, faire valoir leurs droits. Deputs quelques temps, les locaux du Soleil étaient visités la nuit par une armée de sourts. Et peu a peu celles-ct avatent possession du journal dés la fermeture le sotr et méme le jour elles nous passaient entre les jambes. Trots solutions restatent la pre- miére de placer des piéges un peu partout. Idée aban- donnée rapidement: qui trait chaque matin les vider; la seconde les grains empotsonées quit ne pa- ratssaient pas avoir trop de succés; et enfin la derniére, celle plus radicale, avoir un chat au Soleil. Donc la semaine derniére on trouvatt un chat, une Tom et Jerry chatte plutét putsque mar- di matin il y a quelques minutes avant de vous écrire ces lignes, en cher- chant un papier dans un placard, jat trouvé deux chatons. Quand sont-ils nés? Rien ne latssait entre- voir une situation pareiile quand nous sommes allés chercher la petite chatte chez l’un de nos abonnés. Quant aux sourts, elles ont lair d’avotr abandonné les lieux. Trots Tom dun coup, c’est certainement un peu trop pour toutes les Jerry du Soleil. Avis a la population, le Soleil a deux chatons a donner. Oncle Archibald.