4, Le Soleil de Colombie, 15 Novembre 1974 CEREMONIE par Léon HURVITZ - Il taut, tout d’abord, a- vertir le lecteur sur deux points: 1 - Cette bréve piéce = - j’hésite 4 la qualifier d’ article - s’occupera moins d’une description de ce qui s’est passé le soir du 20 octobre Aa l’Unitarian Church que de la maniére dont j’interpréte sa signi- fication. - 2 - La romanisation des quelques mots tibétains qui apparaftront ci-dessous est basée sur l’orthogra- phe tibétaine, non pas sur la prononciation, laquelle en différe considérable - ment. Mais, avant tout, il faut donner la préhistoire de cet événement. Mon intérét au Boudhisme remonte A la deuxiéme guerre mondiale, pendant laquelle j’étais occupé, d’abord comme civil, en- suite comme soldat (dans l’armée des Etats-Unis) de l’étude de la langue japo- naise. On ne peut pas af- fronter sérieusement la civilisation du Japon sans s’y apercevoir, tdt outard, de deux influences omni- présentes, celle de la Chine et celle du Boudhis- me. Plus j’approfondis I’ étude du Japon, plus _ je devins curieux au sujet du Boudhisme. Aprés mon re- tour du Japon en Améri- que, je commengai a é- tudier avec acharnement les deux susdites influen- ces, spécifiquement la lan- gue chinoise classique et les doctrines du Boudhis- me. Celles-ci nécessité- rent l’étude de deux au- tres langues, nommément 1@ Ssaénskrit, Ja langue des sources boudhiques et le tibétain, langue dans laquelle sont rédigées beau coup d’oeuvres littéraires de contenu boudhique, y compris grand nombre de traductions tibétaines d’o- riginaux sanskrits perdus depuis longtemps. Puis- que les facilités pour 1’é- | tude du tibétain A New- York étaient trés res- treintes, je fis mon pos- sible, puis je laissai tom- ber le tibétain pour ren- trer au Japon, en vue d’étudier le Boudhisme chinois des IVé. et Vé. siécles. Aprés mon retour en Amérique de ce deuxiéme séjour au Japon. je pris