‘edestsent 12 janvier 1986, 19h30 Les Beaux Dimanches Le pianiste-compositeur québécois André Gagnon jouera en récital plusieurs de ses compositions de méme que des oeuvres de Gershwin, Schumann et Satie, dans le cadre d’un spectacle réalisé au Théatre de Quat’Sous l’été dernier. C’est aux Beaux Di- manches du 12 janvier a 19h30, a la télévision de Ra- dio-Canada, seul devant le clavier de son propre piano Baldwin, qu’André Gagnon présentera chacune des piéces au programme, tout comme s'il s’adressait directement a vous, confortablement assis dans votre salon. Ce sera en effet André Gagnon... qui re- lévera des détails amusants sur les compositeurs classiques qu’il a choisi de jouer dans un décor sobre et devant un pu- blic restreint, écoutant pres- que religieusement chacune de ses interprétations. Nous découvrirons |’intériorité de cet artiste qui a touché a tous les genres, populaire, jazz et classique. Ce récital, que les téléspec- tateurs et téléspectatrices ver- ront aux Beaux Dimanches, permet a André Gagnon de parler 4 son public sur un ton intimiste, de lui raconter avec humour les hauts et les bas du musicien qu’il est. Voila un spectacle sans artifice mais au demeurant fort sympathique, au cours duquel il €voque un peu les souvenirs de son en- fance qui lui ont inspiré la mu- sique de Neiges. Les mélo- manes pourront aussi écouter d’autres oeuvres écrites par le musicien québécois comme Garcia Lorca, Nelligan et deux superbes tangos: Trahi- son et Pour les Amants, bril- lamment réécrit. Il interprétera également Fantaisie et humour 11 janvier 1986, 21h30 Samedi de rire Le populaire animateur Yvon Deschamps _présentera une heure de fantaisie et d”hu- mour avec la participation de Peter Pringle et des comédiens Rolland Bédard, Normand Brathwaite, Pauline Martin et Jean Lafontaine, mais aussi celle des Concordelles, les «meneuses de claque» des Concordes de Montréal. Le Samedi de rire du 11 janvier 4 21h30 4 la télévi- sion de Radio-Canada, nous promet un feu roulant de sketches écrits par Serge Gre- nier, Frangois Dépatie et Serge Langevin. Nous verrons comment d’astucieux voleurs réussissent a subtiliser le télé- viseur d’un amateur de hockey. Samedi de rire pré- sentera aussi un sketch sur la psychiatrie et la reconstitution de la famille Clouffe, un clan qui ne ressemble en rien a la . $< Se ; ( me ST vs Yvon Deschamps, Rolland Bédard, Jean Lafontaine, Pauline Martin Embraceable You de Ger- shwin, Réverie de Schumann et la Gnossienne no 5 d’Erik Satie. Le récital intime d’André Gagnon... se terminera avec et Normand Brathwaite a Samedi de rire. ‘célébre famille québécoise.: Quant a Peter Pringle, il chan- tera Le Rapide blanc et fera limitation de personnalités connues: Elton John, Katha- Le second prix dimanche 12 janvier 1986, 19h00 La Clé des champs Enfin, il semble que les em- bétements soient terminés une fois pour toutes. Francoise et Jean-Louis n’ont plus qu’a profiter douillettement de leur maison de campagne. Mais nous verrons, lors du prochain épisode de La Clé des champs, le dimanche 12 janvier 4 19h00 4 la télévision de Radio-Canada, que rien n’est jamais assuré dans la vie. En effet, alors que Jean- Louis savoure le temps et le silence pres du feu de foyer, arrive Francoise tout enjouée, qui lui apprend avoir remporté le deuxieme prix a la loterie du village: un magnifique porce- let! Catastrophe! Jean-Louis voit tout de suite le ciel qui lui tombe sur la téte. Que feront- ils de leur prix? La Clé des champs: 1’é- mission de détente par excel- lence. Texte: Michel Faure Réalisation: Maurice Falar- deau rine Hepburn et Bette Davis. Direction musicale: Libert Su-. birana Réalisation: Bernard Picard. - Francoise (Anne-Marie Provencher) et Jean-Louis (Albert Millaire) VENDREDI 10 JANVIER 1986 Un concert chaleureux d’André Gagnon aux Beaux Dimanches lune des plus belles chansons jamais écrites: Parlez-mois d’ amour. Réalisation: Pierre Caston- guay Fantome d’amour jeudi 16 janvier 1986, '20h00 Les Grands Films Dino Risi, considéré comme !’un des cinéastes im- portants de notre époque, est bien connu pour ses comédies a litalienne qui ont remporté partout un trés vif succés. Mais voici qu’il aborde, tout 4 l’opposé, le genre fan- tastique, avec un film fasci- nant intitulé: Fantéme d’a- mour, @’aprés le roman de Mi- lano Milani. Cette oeuvre remarquable qui sera proposée aux Grands Films du jeudi 16 janvier a 20h00. ne manquera pas de retenir l’attention du public par son style trés particulier et ‘par la performance de grands acteurs comme Romy Schnei- der et Marcello Mastroianni. Une trés belle histoire qui veut montrer la permanence de |’a- mour que ni l’espace, ni le temps, ni la mort, ne peuvent empécher de se manifester et de.s’imposer, peu importe les consequences. Ainsi, on nous montre Nino ~ En vedette: Romy Schneider et Marcello Mastroianni Sur le cable KELOWNA 12 18 TERRACE 18 PRINCE GEORGE 6 DAWSON CREEK 7 CHILLIWACK ll KITIMAT 18 caise de Radio-Canada Tatsuya Nakadai, vedette de «L’ Ombre du guerrier» (Kagemusha) 12 janvier 1986, 21h50 Les Beaux Dimanches Akira Kurosawa, le «Sha- kespeare» japonais, a créé un univers cinématographique d’une profondeur, d’une in- Monti, un bourgeois de Pise qui, par hasard, fait la connaissance d’une vieille femme. Celle-ci veut le per- suader qu’elle n’est autre qu’Anna Brigati que, jadis, il aima éperduement. Peu de temps aprés, Nino Monti apprend qu’Anna a na- guére €pousé le comte Zighi et. qu’elle est morte il y a déja trois ans. Mais quelle ne sera pas la stupéfaction de Nino lorsque, a une soirée chez le comte, il apercevra nulle autre qu’ Anna dans tout l’éclat de sa jeune beauté, plus vivante et plus ar- dente que jamais. D’autres rencontres inso- lites avec Anna persuaderont peu a peu Nino qu’il aura a faire face a une «réalité» plus que fantastique... Fantome d’ amour, hausse ce genre de film a un niveau qui ne manquera pas de plaire méme aux plus exigeants. tensité et d’une ampleur qui l’apparentent vraiment au grand génie de la littérature anglaise. Avec des chef-d’oeuvres comme Rashomon, L’ Idiot (d’aprés Dostoievski), Les Sept Samourais, Kurosawa a su mobiliser la ferveur de tous les passionnés du septiéme art et un peu partout dans le monde, on revoit ses films comme on relit Macbeth ou Hamlet. Avec L’Ombre du guerrier (Kagemusha), proposé au pu- blic de la télévision de ’heure dans le cadre de Ciné-festival, aux Beaux Dimanches du 12 janvier a 21h50, Kurosawa présente |’un des grands films de I’histoire du cinéma, Palme d’or au Festival de Cannes en 1980. Certes, Kagemusha est tout d’abord un film de guerre, sans doute l’un des plus «beaux» qui fut jamais réa- lisés; mais c’est aussi un chant lyrique, une épopée audiovi- suelle fascinante qui ne craint pas de soulever toutes les grandes questions de la condi- tion humaine, pour aboutir 4 une exaltation des valeurs éternelles que sont le vrai, le beau et le bien. Nous sommes au XVI° siécle au moment ou sévit une guerre monstrueuse entre des clans adverses. Et les samou- rais de Shuiden Takeda ne pourraient tenir si ils appre- naient la mort de leur sei- gneur. Ona donc remplacé ce- lui-ci par un sosie, criminel qui échappe de justesse a la potence. Et c’est ce double, qui, ame basse et ténébreuse, contraint par la grandeur et la noblesse de son role, se revétira peu a peu de lumiére jusqu’a deve- nir |’égal du seigneur disparu. Kagemusha: un film cosmi- que ol toutes les contradic- tions inhérentes a |"homme s’affrontent et ou la con- science éléve toute chose a un degré presque insoutenable mais on ne peut plus exaltant. Kagemusha: une oeuvre d’art de premier ordre, digne de toute |"humanité. a a A ia Lélévision del'heure