.Le premier ministre canadien, John Alexander Macdonald, envoie alors |’armée, gigantesque déploiement de troupes et de matériel militaire, pour mater ce qu’il consi- dére comme une nouvelle rébellion des Métis dans les régions de Duck Lake, de Prince Albert, de Batoche. Peu nombreux, mal armés mais bien menés par I’intrépide Gabriel Dumont, les Métis réussiront d’abord a tenir téte mais finiront par devoir céder sous le nombre. Et c’est Louis Riel, leur chef, qui va payer de sa vie. L’auteure montre comment il est victime d’un procés inique, tenu 4 Régina le vingt juillet 1885. Il est condamné a mort « selon une loi britannique datant de 1352 qui prévoit dans tous les cas la peine de mort, et non en vertu de la loi canadienne de 1868 préconisant |’emprisonnement a vie pour atteinte a la stireté de |’état ». Riel est pendu 4 Régina le seize novembre 1885. Son corps sera transporté et en- terré dans le cimetiére de Saint-Boniface. Ce que |’auteure ne dit pas, c’est que le cer- cueil sera coulé dans le béton afin qu’il ne puisse étre profané... Ismene Toussaint présente les différentes facettes de ce personnage face a son destin tragique, a la fois passionné et indécis, humble et ambitieux, catholique fervent et rebelle illuminé, homme politique et poéte. Bien documenté, bien écrit, illustré de pho- tos d’époque, ce livre présente Riel comme le symbole de la résistance des minorités métisse et francophone dans |’Ouest tout en offrant un témoignage sur un épisode cru- cial de |’histoire des provinces des Prairies.