L'ACADEMIE STE-ANNE DEVIENTRA~T~ELLE UNE CENTRE COMMERCIAL? C'est par un vote majori- taire de 5 contre 4 que le Conseil municipal a décidé, ce Vendredi Saint dernier, le 24 mars 1989, que 1'Académie Ste-Anne, dans un avenir rapprochée sera probablement convertie en jardins touristi- ques et centre commercial. Et ce, en dépit du fait que la grande majorité des portes-pa- roles du public se sont opposés a ce projet, s'inquiétant de la préservation de la richesse culturelle, religieuse et sociale qu'elle représente. La Cathédrale catholique, maintenant la Chapelle de l'Académie, sera cependant préservée en tant que monument historique du fait qu'elle représente un événement impor- tant dans les débuts de l'établissement de la culture canadienne-frangaise catholique de la Colombie-Britannique. La communauté catholique de Victoria est cependant divisée ace sujet. Les principales raisons évoquées en défaveur du projet sont: 1. Qu'un centre touristique et commercial violerait l'atmos- phére et l'objectif éducatif et spirituel de ce lieu saint. 2. Que la municipalité se doit de garder dans ce quartier des espaces privés et qu'un centre commercial et touristique n'a- jouterait en rien a 1'économie locale. 3. Qu'il y aurait incompatibi- 1ité entre les terrains adjacents a 1l'Académie, occupés par un hépital, le Conservatoi- re de Musique, des résidences privées et religieuse (Church of Lord) et la circulation intensive qu'occasionnerait la venue d'un tel projet. 4. Que "l'urgence" du probléme de 1'Académie Ste-Anne n'a pas a étre réglée en un temps trois mouvements. Le batiment et les terrains pourraient étre entretenus encore plusieurs années a un cout minimal jusqu'a ce qu'une solution plus éclairée soit proposée. 5. Que, a la rigueur, il serait préférable d'utiliser les locaux du couvent et de la Chapelle comme bureaux gouver- nementaux. Ce compromis, a tout le moins, serait plus susceptible de mettre en relief le réle prépondérant e les Soeurs de Ste-Anne ont JjJoué par le passé en Colombie-Britanni- que.