Une autre bataille de Batoche La F.J.C. présentait derniérement A la salle des Che- valiers de Colombs, une reconstitution dramatique de la batail- le a Batoche. Evidemment, il a fallu accepter quelques modifi- cations. Par exemple, Louis Riel et Gabriel Dumont avaient dé- cliné l'invitation et pour raisons. P'un autre c6té, on avait déja confisqué toutes les armes 4 feu des métis et des troupes fédérales. En somme, nous n'avions pas d'autre choix que de vi- rer le tout en comédie musicale. Alors voici les faits marquants de la bataille: : Les troupes fédérales ( en petit nombre ) sont arrivées sur le champs de bataille dans l'aprés-midi. Ils ont immédiate- ment concgu le plan dtattaque, planifié quelques tactiques mili- taires et attendu patiemment l'arrivée des métis. Au coucher du soleil, ceux-ci sont finalement apparus. Un a un, bien vétus, joyeux et préts pour un pique-nique. Et 1a, dans des bruits rythmiques bien synchronisés, sous un éclairage inspirant l'escarmouche, s'est livrée la fa- meuse dramatisation de la bataille de Batoche. Jl y a eu des cris sanglants, des fronts en sueur , des énergies sans limites, des va-pas-trop-vite et des j'sais-pu-ot-chu-rendu. Les trou- pes des deux camps ont été bien ravitaillées tout au long de la bataille, mais les métis on préféré emporter leur propre rafrai- chissement. Aprés quelques heures dtaffrontement solide et ardu, dans un nuage blanc, s'est livré le dernier effort de fuerre. Vers minuit, tout était fini, les métis se rendaient. Ils s'‘en- fuyaient, emmenant avec eux leurs blessés ou pour mieux dire: ceux qui ne pouvaient plus marcher. On a laissé peu de butin sur ce champ de bataille: bref, plus de dommages que d'hommares A offrirr un plancher a laver, un escalier 4 réparer et la che- valerie Aconsoler. Je me demandais, en quittant le lieu tragique, aux pe- tites heures du matin, ce qu'aurait pu arporter de plus Riel, s'il était venu. Jean Guy