— _— Education C’est mardi matin, le 21 mars, que Maitre Douglas McAdams a déposé ala Cour Supérieure de la Colombie- Britannique, la cause juridi- que surnommée «Operation Loi Scolaire» de |’Associa- tion des Parents du Program- me Cadre de _ Frangais (A.P.P.C.F.). La Colombie-Britannique devient ainsi la derniére province du pays a aller en justice afin de faire reconnai- tre les droits de la minorité francophone et ce, en vertu de l'article 23 de la Charte Canadienne des Droits et Libertés. Lors d'une conférence de presse a laquelle la presse anglaise a été invitée, la présidente de |’A.P.P.C.F., Mme Martine Galibois-Barss a expliqué que seules les provinces qui ont entamé des procédures judiciaires contre leur législature respective ont connu quelques progres en matiére d’education. «... les seules situations ou des progres ont été accom- plis, sont celles ot |'impul- sion est venue de |’action judiciaire», a-t-elle déclaré, aprés avoir rappelé que dans notre systeme, la revendica- tion légitime est celle qui réesulte du processus judi- ciaire et, qu’au Canada, il existe un respect assez fondamental pour la réegle de Droit. Mme Galibois-Barss a par ailleurs souligné que cette poursuite était un moyen pour suppléer au manque ou a l’absence d’un pouvoir socio-politique véritable chez les «bénéficiaires» des droits linguistiques dans les provinces ou ils sont minoritaires. «De fagon géné- rale, a-t-elle soutenu, la minorité linguistique a peu dinfluence politique en raison de son faible nombre et de son absence du pouvoir économique et politique». «Nous réalisons que nous entamons un processus a long terme», a conclu Mme Galibois-Barss, «mais on est patient» a-t-elle ajouté en rappelant que les décisions portant sur l’article 93 de la loi constitutionnelle se sont succédées pendant 135 ans! Apres les chateaux dela Loire, Jean-Claude Boyer relate sa visite La gréve qui a débuté le mercredi 15 mars, a Radio- Canada Vancouver, . prive les francophones de Colombie- Britannique d’informations lo- cales détaillées. Elle touche les annonceurs, techniciens et employés de bureau, et se prolongera «tant que des négociations n’auront pas dé- marré a Ottawan. Les revendications du Syndi- cat Canadien des Employés du secteur Public (C.U.P.E., en anglais), appuyé par le N.A.B.E.T., portent sur les conditions d’emploi et le statut des salariés. Depuis le mercredi 15 mars, une partie des deux cents salariés en gréve a Vancouver se relaie devant l’immeuble de Radio-Canada, rue Hamilton. Des piquets de gréve du Syndicat Canadien des Em- ployés du _ secteur Public (S.C.E.P.) entourent le bati- ment. Pte. de Lyon, deuxiéme ville francaise. | déambule dans la vieille ville, visite la Basilique Saint-Martin d’Ainay (notre photo)... Lire en page 11. Radio-Canada Selon John Kirk, vice-prési- dent du S.C.E.P. en Colombie- Britannique, «/es salaires ne sont pas l’enjeu [de /a gréve]. Nous demandons | ouverture de négociations sur la sécurité de l'emploi et le statut des salariés. Il y ade plus en plus de gens extérieurs a Radio-Canada qui font le travail que des salariés de /a maison pourraient faire... et cela, nous nele voulons pas!» précise le syndicaliste. La direction affirme, en revanche, que les revendications sont aussi salariales. «ll s’agit d'un conflit avec la direction nationale [de Radio- Canada-CBC]. Les négociations devraient se dérouler a Ottawa» . mais le 17 mars, aucune négociation n’était a l’ordre du jour. Pourles auditeurs et téléspec- tateurs de Colombie-Britanni- que, la gréve se_ traduit concrétement par la suppres- sion d’émissions telles que |’Orient-Express, Horizons, La Grande Balade (Radio) ou *mentée d'un encore les informations provin- ciales et |’Autoroute Electroni- que en ce qui concerne la télévision. Afin d’assurer un service minimum — d'information en francais, des bulletins sont radio-diffusés a 6h30, 7h30 et 8h30. Cété T.V., une édition raccourcie de «Ce Soim aug- documentaire prend la place de |’habituelle production régionale. Vu la défection des annonceurs, ce sont des cadres de la station, tels George Lafléche, qui présentent les informations. «On avisera, au fur et 2 mesure que les énergies s‘épuisent» semble étre le mot d’ordre de la direction francophone. En fait, le manque a gagner, la perted’argent, nerf dela guerre, pourrait bien constituer un facteur incitant a la reprise du travail. Méme si les responsa- bles du §S.C.E.P. affirment qu’ils «prendront soin de leurs membres»... 1981... Lire notre article en page 13. 50 ets Hebdomadaire: Courrier 26me classe Second Class Mail no. 0046 VOL. 21, NO. 47 VENDREDI, 24 MARS 1989 OTTAWA (APF): M. Louis R. (Bud) Sherman occupera le poste de_ président intérimaire du Conseil de la radiodiffusion et des télé communications canadien- nes en remplacement de M. André Bureau, dont la démission a pris effet le 28 février dernier. Membre a plein temps du Conseil le 19 avril 1985, M. Sherman était vice-président (télécommunications) depuis le 1er septembre 1987, et est le président du Comité des tarifs, qui est le comitée permanent du Conseil en matiére de télécommunica- tions. C’est le Conseil, et non le Cabinet, qui a procédé a cette nomination. La Loi sur le C.R.T.C. prévoit qu’en cas de vacance du poste de président, le Conseil peut nommer un des vice-prési- dents a ce poste. M. Sherman est natif de Québec, mais a vécu dans l’Quest. Il a oeuvré dans les secteurs du journalisme, de la radiodiffusion et de la politique. ll fut député fédéral de 1965 a 1968, et asiégé aux comités permanents de la radiodiffu- sion et des transports. Il sera député pendant 15 ans a l’‘Assemblée législative du Manitoba et occupera divers postes, notamment ceux de ministre de la santé et ministre des Services com- munautaires et correction- nels. ree my A A A Re i sk Sa rt Nt Lt hy lil NR Na al gin i al i ata th a i a a a A II ag BRN er an a al aa a alll aR i a wom Souvenirs d’enfances, collection d’objets dérisoires, conpietliane photographiques : Christian Boltanski expose a la Galerie d’Art de Vancouver jusqu’au 15 mai. Ici, «Composition théatrale», eT aU a aa