LE _REVERBERE Wee. Ma meére disait jours : « Vunion fait la force, les coups de Fipoing font ‘des bosses ». Mes _ tantes pdisaient : « Les amis de nos amis, ce sont tous nos amis ». Yvon Des~ champs a dit : « Les unions kos- sa donnent ? ». La FTQ disait : « SO-SO-Solidarité ». Certains appellent ca : « La French Connection ». Mon patron ap- pelle ca le « Network ». Mes professeurs d’administration appelaient ca le réseautage. Avoir la langue frangaise comme premier point commun a été et est toujours une raison de se regrouper en milieu mi- noritaire. Si vous étes un nouvel arrivant, un voyageur de passage ou un visiteur francophone, ne vous sentez pas seul francophone a Victoria. Ici les francophones sont « Lice ia eS seks « solidaires », « réseautés ». De tous les temps, les gens qui ont des points communs se re~ 2 groupent pour s’épanouir au- tour de ces points. Les annuai~ res téléphoniques de partout possédent des listes a ne plus finir de Fraternités, d’Associa~ tions, de Clubs, d’Unions, de Sociétés de tout acabit. L’étre humain, comme la majorité des étres vivants, est grégaire, il aime se tenir en gang. Pourquoi? Pour échanger, par sécurité pour les uns, pour avoir la chance dutiliser leur leadership pour d’autres, pour aller chercher des idées, pour se sentir comme les autres et ne pas étre un « étrange » dans cette société moderne ano- nyme, se sentir accepté par ses pairs, faire partie du Club pour avoir des prix de groupe avan~ tageux, pour faciliter lépa- nouissement individuel... cha~ cun y trouve son compte. La Société francophone de Vic- toria a des membres indivi~ duels, familiaux et des groupes. Plusieurs de ses membres sont membres de Réseau-Femmes, de l’Alliance francaise, de l’As~ sociation Historique de Victo- ria, du Réso-Santé, de la Radio CILS-FM, de Il’Association des parents de Vécole Victor- Brodeur, de Canadian Parents for French. Plusieurs de ses membres suivent des cours ou Depuis 1941... enseignent a Educacentre ou au Conseil scolaire francophone, font partie des Scouts franco~ phones, sont membres de la Paroisse catholique St-Jean- Baptiste, dansent avec Les Cor- nouillers, sont membres de la Société de développement éco- nomique ou envoient leurs en~ fants a la garderie Saute~- Mouton. Je ne nomme pas ici tous les regroupements francophones de Victoria, j’en oublierais, ni de la C-B, avec sa Fédération (FFCB) qui regroupe une qua- rantaine d’associations franco~ phones. Non, je n’en finirais plus. Je voudrais seulement vous dire de ne pas vous sentir seul fran- cophone, car nous sommes prés de 270 O00 personnes « réseautées » pour vous com- prendre et vous parler en fran- cais. Bienvenue a tous! Claire Grisé Présidente de la SFV