10, Le Soleil de Colomhbie, 17 Octobre 1975 «importance du village: par R. LANTHIER Ceux qui n’ont pas sou- vent le temps de se rendre dans le quartier St-Sacre- ment seront surpris d’y voir que, depuis quelque temps, des changements bien visibles s’y opérent rapidement. En effet, on peut voir, entr’autres, aux angles de la 16éme avenue et de la rue Heather, d’une part la Caisse Populaire St-Sacrement qui fait peau neuve et, d’autre part, de l’autre cdté de la rue, la Coopérative Demers qui construit un ensemble d’appartements dont les résidents seront les pro- priétaires. DEUXIEME VAGUE Ces changements trés visibles sont ]’aboutisse- ment de petits changements moins évidents, qui ont pris place depuis quelques temps L’idée d’un quartier francophone, ou tout au moins d’une concentration de franco - phones dans un quartier donné n’est pas nouvelle, mais elle semble, mainte- nant, vouloir se concréti- ser davantage, prendre des racines encore plus pro- fondes. PORTEE PROVINCIALE L’on pourrait, de prime abord, supposer que ce fait, qui se passe 4 Van - couver, n’intéresse pas vraiment les francophones des quatre coins de lapro- vince; cette constatation est, d’ailleurs, en grande partie, probablement vraie. . .mais que cela les intéresse ou non, il n’en demeure pas moins que, d’une certaine fagon, ce fait est important, méme pour ceux qui vivent au loin. L’apparition d’un quar - tier francophone, d’un **village en ville’, ot cer- tains services francopho- nes ysoijent concentrés, est de la plus haute impor - tance pour la survivance, pour l’épanouissement de la culture francophone sur la Cdte Ouest. PRESENCE CONCRETE Il nous faut de ces coins concrets ou l’on sent que l’on existe, que l’on vit, dans la mesure du possible en francais. Une culture ne flotte pas dans les airs, il faut des espa- ces bien identifiés, bien **trouvables’’ ow elle puisse prendre pied. J’ai souvent Marché aux environs de la 16e€me et rencontre de nombreux passants qui parlaient frangais et échangeaient des salutations; ce fait, banal en soi, est quand mé- me important. Les enfants qui, eux, pé- niblement, apprennent le francais 4 l’Ecole St-Sa- crement, sont agréable - ment surpris de voir que, dans la rue, il y a desgens qui parlent cette langue, et de plus en plus. Habi- tuellement, nous les re- connaissons aisément, ces enfants, et c’est toujours un plaisir de les stimuler, comme on dit, de leur ‘*tirer un peu la pipe’’, de leur faire voir que cen’est pas juste du folklore, que nous sommes encore un fait bien vivant, du moins pour -le moment... **“MELTING POT ” Permettez-moi une com- paraison: Que l’on réunisse une centaine de personnes, qui ne se connaissent pas, dans une salle, cinquante-cing anglophones et quinze d’o- rigines diverses; si l’en- vironnement, si le nom de la salle est anglophone, - tous y parleront anglais. Dans un coin de la salle, on pourra méme imaginer quatre francophones se parlant en anglais, chacun dans son ‘‘meilleur anglais du dimanche’’, tentant de bien s’intégrer aux trois autres qu’il croit étre des anglophones, tentant d’étre plus anglophone que les anglophones eux-mémes. Mais si l’on croit que la diversité sera l’une_ des qualités du monde nouveau a venir, si l’on croit que dans le futur, l’on cesse- ta de tous vouloir étre tail- ‘et Cambie. lés sur le méme patron, d’étre tous pareils, il faudra alors tout de suite prendre les moyens pour encourager toutes les cul- tures pendant qu’elles ex- istent encore .-. SE_ RECONNAITRE Revenons a notre exemple de la salle: que quelqu’un installe une petite table dans un coin avec des li- vres, de la musique fran- cophone et nos 35 franco- phones seront tout surpris de voir qu’ils ne sont pas seuls, que d’autres, com- me eux, partagent cette bonne vieille culture fran- gaisc... Non, nous ne sommes pas seuls de francophones: ce soir, un épicier chinois qui me vendait du lait dans un carton venant du Québec, — (a cause des gréves) s’em- presse de me dire, igno - rant que je parlais fran- cais: ‘‘mes clients com- prennent tous, ils ont déja tous vécu dans J]’Est. Il exagérait certainement, mais la présence frangaise n’est sQrement pas aussi faible et exotique en Co- lombie que l’on voudrait nous le faire croire. .. LE QUARTIER Toujours est-il que le quartier St-Sacrement est d’une certaine fagon cette table, dans la salle, ce kiosque et plus encore: un milieu de vie! L’on peut inventer toutés les asso- ciations imaginables, _ si l’?on ne crée pas des’ mi- lieux de vie bien concrets, bien organiques, non scu- lement ressemblons-nous a des fantOmes, mais au premier coup de vent, tout s’effondre! Il y a 3 ans, nous écrivi - ons dans un rapport(‘‘So- ciéte Nouvelle Colombien- ne’’)que quelques ‘‘illumi- nés’’? parmi nous, avaient décidé de reprendre l’idée des pionniers d’aprés- guerre, de tenter quelque chose aux abords de 1a 16é. avenue et que, comme ler geste‘ concret, le journal venait d’étre deménagée de la ‘*South West Marine Dri- ve”? au coin de la 16éme Ensuite, il y une balancoire: Rien de plus facile, au pays de Chine, que de fabriquer il suffit d’utiliser les longues tresses de cheveux de vieux mandarins. C'est ce qu’a fait Yen. Mais il a mélangé les dessins qui représentent les quatre moments de |l’opération. Pouvez-vous reconstituer la scéne dans ordre of elle s'est déroulée? eut des gens qui louérent des maisons. La Fédéra- tion des Franco-Colom - biens était maintenant 4a cétée de la Caisse Populai- re, puis ce fut le Centre Culturel au coin de la 16é. et Willow, etc. . . Et main- tenant, cette 2éme vague de croissance semble pren - dre forme... EUTUR DES PIONNIERS Puisque l’on parle de pionniers du quartier, maintenant que se cons- truisent des condominiums coopératifs, plusieurs vou- dront certainement y vivre, mais pour ceux quine se avec JARDINONS Wilfrid Perron sentent plus l’énergie de **tenir maison’’, comme on dit, il faudra peut-étre poursuivre 1l’idée d’un ‘Foyer pour Retraités’’. Plusieurs y ont certaine - ment pensé; Aeux de pour- suivre l’idée.Les pionniers aimeraient, pour la plupart, continuer avivre dans le quartier qu’ils ont fondé, au lieu de quitter leurs amis et connaissan- ces et étre disséminées aux quatre coins de la ville;ils pourraient toutes ainsi se retrouver et continuer a participer 4 la vie de ce pe- tit quartier qu’ils ont mis au monde... PREPAREZ VOS PLANTS ET ARBRES ALHIVER Le printemps est traditionnellement la saison du jardinage, mais Jaime profondément les travaux d’automne au jardin. Il fait frais pour y' travailler, et la température convient 4 merveille aux plantes. C'est le meilleur temps pour rempoter et transplanter les plants et les préparer a l’entreposage, et pour préparer le jardin a lhiver a tout point de vue. En matiére de plantes, les bulbes sont la premiére chose qui vient & lesprit du commun‘des mortels. Choisissez-les avec soin. Assurez-vous de connaitre le genre de fleurs qu'ils donneront, le meilleur endroit ow les cultiver et la fagon dont ils peuvent s’har- moniser avec le reste du jardin. Assurez-vous d’acheter de bons bulbes sains, non pas des bulbes, qui paraissent moisis, mous ou at pourris. , Comment fertiliser les bulbes? Eh! bien, les amis, ce que j'aime est de mettre un peu d’os moulus Vigoro dans le trou et de l’incorporer au sol pour que les racines puissent l’atteindre. Dans les plates-bandes établies, ajoutez simplement des os moulus et incorporez-les déli- ‘catement au sol a une profondeur de deux 4 trois pouces. Pour les plates-bandes nouvelles d’oignons a fleurs, n’oubliez pas que ces espéces viennent mieux dans un sol sableux. I] est donc bon d’ajouter du sable au fond de chaque trou de plantation si votre plate-bande s’égoutte mal. Rappelez-vous aussi que les oignons a fleurs a floraison printaniére doivent avoir le temps de former leurs racines avant I’hiver. Ne les plantez donc pas aprés la mi-octobre. Renseignez-vous cependant aupreés de votre marchand de bulbes pour vous en assurer. Plantez les narcisses et jonquilles au plus tét apres le avoir achetés; ils prennent plus de temps a former leur systéme radiculaire. Un autre bon tuyau: les bulbes platés face au sud pres d'un mur fleurissent plus t6t au printemps que les bulbes plantés face au nord. Pour les régions froides et les plates-bandes a découvert, i] est sou- vent a conseiller d’appliquer de trois 4 quatre pouces de paille ou bien de rameaux de coniféres. Enlevezce paillis au printemps avant que les plantes aient plus d’un pouce de haut. Transplantez vos pivoines L’automne est un bon temps pour diviser et transplanter les pivoines. Rabattez les tiges a |, déterrez les plants et secouez-les pour enlever le sol qui entoure les racines. Divisez les plants avec un bon couteau bien aiguisé. Assurez-vous que chaque division a trois ou quatre “‘yeux”’ au-dessus des racines. Enlevez toute racine en- dommagée ou malade. Pour ma part, je n’aime pas coincer les pivoines entre d’autres plantes dans les plates-bandes car seuls les plants de pivoines qui ont de trois a quatre pieds d’espace pour se développer donnent des fleurs superbes. Creusez un bon trou profond pour les racines, mais rappelez-vous qu’il suffit d’avoir 1a 2 pouces de terre au-dessus des yeux ou bourgeons. Une application d'engrais riche en phosphore comme le Vigoro rose aide votre jardin @ traverserUhiver. La teneur élevée en phosphore nourrit bien le systeme de racines pour passer Uhiver. Disons enfin un mot de vos plantes d’intérieur qui ont pris des vac- ances en plein air au jardin. Plusieurs sont prétes a rempoter dans un pot de la grosseur suivante. Ainsi. si elles étaient dans un pot de 3 pouces, rempotez-les dans un de quatre pouces. (N‘allez pas croire que vous gagnerez du temps en les mettant dans un pot de 6 pouces. I] vous faudra attendre tout l’hiver que les racines repren- nent le terrain.) Servez-vous d’un bon sol 4 rempoter exempt de mauvaises herbes. Selon mon expérience, le sol arempoter Vigoro est de qualité et il est renforcé de Vigoro rose. A mon avis, il est bon de garder a part les plantes ramenées du jardin, pendant une semaine a 10 jours, pour s‘assurer qu’elles ne portent pas d’insectes qui puissent nuire a d’autres plantes. Si vous avez des questions a poser sur vos plantes ou votre pelouse, Jy répondrai volontiers. Envoyez-moi simplement une enveloppe affranchie et adressée d‘avance a votre nom, au Centre de ren- seignements sur le jardinage, 165 avenue University. Toronto, Ont. MSH 3B8