Dossier :L’enfant aux deux cultures d’un couple qui cohabite : on y retrouve deux personnes qui tentent de vivre en harmonie. Peu importe qu’un soit plus fort, plus gros ou plus riche que l’autre, la force du couple reléve du fait qu’il forme un tout ! Etre francophone, pour moi, c’est confirmer ma fierté comme Canadienne. Vivre dans un pays ow l’on me traite comme citoyenne égale et ou j’ai accés a |’éducation en frangais est, pour moi, une pierre d’assise du fédéralisme. Aussi, je pense que lorsque les gens entendent expression « francophone en milieu minoritaire » pour décrire la communauté francophone vivant en milieu majoritairement anglophone, ils confondent parfois a tort le mot minorité avec le terme infériorité. Et de 1a nait ce sentiment de malaise, de géne, parfois de honte. On entend les gens dire : « on dirait qu’on chiale toujours », « on se fait dire qu’on parle mal », « les gens me disent que j’ai un dréle d’accent »... Mais minoritaire ne veut pas dire inférieur ! Une minorité de gens sont champions olympiques, une minorité de gens obtiennent des doctorats, une poignée de gens voyagent en classe affaires. Non seulement ceux-ci ne sont pas nombreux, mais souvent ils et elles font l’envie de plusieurs... ~ Comment appuyerl’école de langue francaise ? Il n’y a pas meilleur ambassadeur d’une institution scolaire qu’un parent qui comprend et qui appuie le mandat de l’école de langue frangaise et qui fait preuve de complicité avec le personnel de |’école. Un parent qui ne cesse de se plaindre des incon- vénients parce que son enfant joue au hockey n’incite pas les autres a s’embarquer. Mais si son témoignage souligne les points positifs de l’expérience, par exemple, les jasettes intimes dans la voiture, le contact avec d’autres parents sympathiques, la fierté dans les yeux de |’enfant qui voit son parent dans les gradins, 4 ce moment- 1a, on y prend goat! Or, le parent qui inscrit son 14 Grimace et Galipette enfant a l’école de langue francaise et qui teémoigne de la satisfaction et de la fierté de voir son enfant améliorer son vocabulaire, avoir du plaisir a vivre en francais et affirmer son identité, offre une différente perspective et permet a la communauté de changer de paradigme. Mais comme en témoigne |’ épisode que je vais vous raconter, il ne faut pas arréter la ! Lorsque je travaillais comme conseillére pédagogique, les enfants dans les écoles se rendaient vite compte que je n’étais pas de l’école, que j’étais un peu comme de la visite. Or un jour vers la fin octobre, j’entre dans une école. Un p’tit bout d’chou s’ap- proche et avec un peu de frayeur dans la voix, il me chuchote a l’oreille : « J think I’m in the wrong school! Everybody speaks French in this school. Tell them I’m in the wrong school! »» C’est tragique comme situation ! Imaginez ce que cet enfant a pu vivre depuis sa rentrée a |’école. Peu d’adultes accepteraient ce sort, encore moins pendant deux mois ! Pour que la rentrée a |’école de langue francaise soit agréable, |’enfant doit pouvoir communiquer en francais. Pensez-y : pour jouer au hockey, il faut avoir des patins et pour jouer de la guitare, il nous faut plus qu’une guitare de carton. Pour profiter pleinement de I’école de langue