ar A aT . e q 4 @E= “se, J E SOLEIL CI ES Courrier de 2éme classe Second class mail no. 0046 VOL. 19 No 12 VENDREDI 18 JUILLET 1986 Pieris tidoticath Ta pancho! et Régie Painchand daneles locaux de la Librairie sores de Vancouver. Une «naissance» au Centre culturel La Librairie francaise ouvre ses portes La Librairie Croque i ites un nouveau nom, de nouvelles Beaucoup de livres québécois et n'est plus, vive la Librairie colombien a rouvert sa librairie avec ‘et beaucoup d’idées: un club de location de vidéos francaises et ume association avec iat Librairies colombiennes. Par Annie Granger Dans le mouvement des rénovations du Centre culturel -colombien la librairie a subi un changement quasiment complet. D’abord son nom, ensuite son systéme qui est différent de l’ancien Croque-Bouquins. Pro- priété du Centre culturel et des Librairies colombiennes, elle est devenue une compagnie dont les actionnaires sont les membres du Centre. Indépen- dante et autonome, elle a signé un bail avec le Centre, c’est devenu un commerce 4a part entiére. Un bon augure: la Librairie a devancé ses prévisions, ouverte en juillet 86 on Jl’attendait pour septembre prochain. Elle a avant tout un atout: les Librairies colombiennes situées 4 Victoria et. orchestrées par Pierre Geoffrion, celles-ci avaient été pensées et demandées par la Fédération des Franco- colombiens. Les Librairies co- 30 CENTS lombiennes sont un réseau de distribution, qui peut donc regrouper tous les achats de livres. Le réseau est déja en place, puisqu’avec Vancouver, il y a Victoria avec le Coin du Livre qui deviendra_ trés_ bientét la Librairie francaise de Victoria, et Prince George, un dépét de livres un petit peu plus petit que ces deux derniers. Kelowna pourrait trés bien étre la suivante. “Le réle des Librairies co- lombiennes est avant tout de pouvoir grouper les achats du livre qui seront 4 95% québécois et canadien francais”, explique Pierre Geoffrion. Du _ livre pédagogique, du livre pour les écoles, du livre canadien. Mais "Du 27 au “24 juillet « au Xerox _ Joe Bocan, nouvelle voix du Québec Hyaunmois, “Québec en féte” consacrait les grandes gloires des années 70. On cherchait en vain, au-dela des René Simard, les signes d’un renouveau de es traductions d’un variété québécoise. Et pourtant, Je Québec continue d’inventer de nouveaux talents! Que ceux qui en doutent fassent un tour du cété du Théatre international Xerox. Aprés Uzeb, aprés The Box, Joe Bocan s’y produira du 21 au 24 juillet. Comédienne presque inconnue il y a un an, Joe Bocan, vient de faire une entrée fracassante dans le monde de la chanson “un style ébécoise. Elle y y Spporte “une voix inoubliable”, flamboyant” et “une démarche originale”, pour ne reprendre que quelques unes des louanges de la presse montréalaise. Par Charles-Henri Buffet “Quand j’états petite, je voulats faire de la chanson. Je fredonnats en écoutant des disques. Ma mére me disatt “tais-tor!” Aujourd’hui, elle est trés contente de votr ce que je fats...” Joe Bocan raconte ses souvenirs, Yoeil bleu-vert pétillant. Et pourtant, ce qu'elle résume d’une phrase ne s’est pas fait du jour au lendemain. Pendant cing ans, Joe Bocan a été comédienne, 4 Montréal. Parfois, au cours d’une piéce de théatre, elle chantait... Et puis un beau jour, a force d’entendre _des amis la pousser a se lancer dans la chanson, elle décide de prendre des cours de chant. “du bout d’un an de cours, je me sentats préte, explique-t-elle en ramenant son ample chevelure rousse en arriére. J'ai donné mon premier spectacle en février 1985 . al Eskabel, une salle de thédtre ‘de Montréal. Et depuis, tout a été trés vite.” Jugez plutét: deux autres spectacles en l’espace d'un an, au Milieu et au Spectrum. La presse québécoise sous le charme... “ La Presse loue sa “voix étonnante”, son ‘talent remar- quable”, et voit en elle ‘la prochaine star du Québec a cause de sa personnalité, du style flamboyant et de la démesure du personnage”’. Et dans Le Devoir: “Joe Bocan habite la scéne, provocante. Il faut affirmer qu’elle a un fort potentiel, une grande énergie et que la démarche est originale.” De la personnalité, il lui en a fallu pour se lancer dans la chanson. En effet, faute de producteurs, c’est elle qui a sorti -de sa poche 20,000$, un an et demi d’économies sur son salaire de comédienne, pour louer une salle et financer entiérement son premier spectacle. “Le monde du _ spectacle québécots sort a peine du creux de la vague, commente-elle. Alors que les chanteurs et musiciens du début des années 70 profitaient d’un effet de masse, on a l’impression aujourd'hui de se battre seul contre des producteurs qui se ruent trop systématiquement sur les “valeurs stires”. Méme Louise Forestier n'a pas pu sortir de disque deputs Elle est bell, elle ext provocante, Elle une voix en or et des projets plein Ia tte. un an et demi: au Québec, dés que l'on veut dire des choses intéressantes, ca devient compli- qué d’étre endisqué!” Car Joe Bocan veut “dire des choses”. Ses textes sont pour elle la priorité des priorités. Quand elle ne les écrit pas elle-méme, elle s’adresse a des auteurs qu'elle apprécie. Michel Tremblay, Mouffe (qui signe les mises en scéne de Diane Dufresne ) lui ont déja écrit des chansons. Ainsi que Lewis Furey: “Quand je lai appelé, il ma dit ‘Je ne te Suite page 5 gouvernement frangats. Bertant 28 525$ Lors de sa fameuse uisite @ Paris pour le sommet de la francophonie, a Vautomne dernier, Brian Mulroney n‘aura donc pas cotité un cent au contribuable canadien. L’ardoise de Ses six nuits au luxueux hétel Plazza-Athénée, 28,525$ trés exactement, a été entiérement prise Du coup, tout le monde respire... rie | les Québécots: lorsque la ville de Québec recevra les ‘chefs sommet francophone de 1987, il sera beaucoup plus difficile de les critiquer pour leurs notes de frais... PIT RIEN charge par le d’Etat étrangers pour le Oncle A rchibald