Le Moustique Edition No 7 Mai 1998 Sept Ans au Tibet Ze Houstigue I'a vu pour vous et lui donne une cote de 9 sur 10! Tres bon film £ De Jean-Jacques Annaud. Avec Brad Pitt jouant le r6le de Henrich Harrer, alpiniste autrichien fait prisonnier par les Britanniques en 39 alors qu'il participait a une expédition, dans I'Himalaya, financée par les nazis. Parvenant a s'évader, il rejoint la cité de Lhassa apres bien des difficultés et fait la rencontre du jeune Dalai-lama, dgé de 14 ans. Un film bien joué, frais, émouvant, vrai, passionnant, sain, humain. J'ai aimé ! Sans étre tout @ fait un livre testamentaire, on peut dire que «Récit d'une émigration» est un livre de la fin, écrit sous l'empire d'une maladie, qui devait étre mortelle. C'est également la lumiére tamisée de la fin, de la conclusion, qui éclaire le bref récit de Gabrielle Roy, «Le temps qui m'a manqué», swile (mais non terminée) de «La détresse et l'enchantement.» On recevra sans doute ce livre avec la méme ferveur émue que le précédemt. Il n'est pas aussi bien écrit ; il a des lourdeurs, des maladresses, qui s‘expliquent sans doute par la santé chancelante de ‘auteur. Mais on oublie facilement ces défauts grace a l'extraordinaire “ intensité de ce récit qui raconte les retrouvailles de Gabrielle Roy avec sa ae ,—~¥ mere morte, les réflexions améres, chargées de culpabilité, sur son départ \ K [ de Saint-Boniface plusieurs années auparavant, les difficiles relations 7 * IN { avec ses seurs, le long voyage en train... Puis le retour a Uécriture dans le \v ie paysage enchanté de Port Daniel, en Gaspésie. La premiere phrase, quasi % | | proustienne - "Longtemps il m'avait semblé que les rails ne me \ U ) Sf chanteraient jamais autre chose que le bonheur" -, crée un climat Kh / puissamment mélancolique qui enveloppera le lecteur jusqu'a la fin du aN XN livre. I n'est pas nécessaire, me semble-t-il, que s'en recommande la ™, —~ lecture. « Ne sachant plus pour qui ni pourquoi je travaillais, /— ni méme vers quoi me menait un si dur effort (I'écriture d'un roman), j'étais possédée par la volonté d'arriver au plus vite la oll je ne savais pas que j'allais.» Gabrielle Roy. Par Gilles Marcotte, ‘Actualité, janvier 98. 1920 - Un canadien-francais originaire du Québec, de Riviere-Beaudette plus précisément, s'Ctablit a Ramore dans les environs de Timmins, sur une terre concédée alors par le gouvernement ontarien. Tout est a faire : défrichage, construction d'un abri, puis d'une maison et installation de sa famille dans un rang a 5 milles du village. L-dgar Vincent est son nom. Non seulement est-il un pionnier, mais il est aussi et surtout un personnage. Son fils Gérard P. en rappelle les principales péripéties dans un bouquin intitulé «Edgar l'indomptable» e¢ dans lequel on se remémorera l'atmosphere historique et sociale de cette époque en région éloignee. Gérard Philias Vincent est né a Riviére-Beaudette et vint a Montréal des son trés jeune dge. Apres des études agronomiques a Oka, ott il obtint un baccalauréat en sciences agricoles, il suivit la carriere d'agronome et d'évaluateur agréé auprés du gouvernement Fédéral : au Ministére des Anciens combattants (V.L.A,) et @ la Société du Crédit Agricole. - Il fut aussi membre fondateur de l'Institut Canadien des Evaluateurs (Montréal) et de l'Ordre des Evaluateurs Agréés du Québec, ainsi que vice-président national de l'Institut Canadien des Evaluateurs (1960). I] vécut ses années de retraite a Victoria oit il est décédé a la fin de mars 1993. Il avait soixante-quatorze ans. L Vous pourrez vous procurer ce livre en contactant Madeleine Quesnet- Vincent au 595-095 a Victoria. Au prix de 17,50 $. Bonne lecture !