VOLUME 5, NUMERO 7 Ma rencontre avec Rael Hier, alors que je pianotais sur la com- mande a distance de la télévision, est apparue sur l’écran l’image d’un homme dont j’avais fait la connaissance, il y a une vingtaine d’années. Ma femme et moi habitions alors a Bellefeuille, en banlieue de St. Jéréme, au Québec. A cette époque, celui qui se fait appeler aujourd’hui Rael, de son vrai nom Claude Vorhillon, n’avait pas encore acquis fa « célébrité » dont il jouit de nos jours. « Je suis un ex. reporter sportif, me dit-il en me serrant fa main. Je reviens d’un voyage intersidéral qui m’a mené sur la planéte Elohim (ou Eloim?). » Bien que trés surpris par les propos du bonhomme, ne voulant pas mettre mal a l’aise la personne qui I’ac- compagnait (un ancien collégue), je n’ai pas bronché mais me suis quand méme risqué alui poser quelques questions. « Alors, comme ga, vous revenez de espace? Travaillez-vous pour la NA- SA? lui ai-je demandé, sans rire » « Ah non, pas du tout! Si vous avez quelques minutes, je peux tout vous expliquer. » Nous avions le temps. Ma femme a servi le café... et nous avons eu le privilége, si l’on peut dire, d’écouter notre homme qui, avec aplomb qu’on lui connait, nous a raconté l’incroyable histoire qui suit : - Tout 4 commencer alors que je circulais a bord de mon automobile, dans la région du Massif central. Soudainement, j'ai entendu une voix qui m’a commandé de me rendre & un endroit précis. Bien que surpris, j'ai obéi et ai suivi les instructions de mon mystérieux interlocuteur. La région étant recouverte de brume, je ne pouvais pas bien distinguer ce qu'il y avait devant moi. J'ai arrété mon véhicule et en suis sorti. J’ai fait quelques pas, sans trop savoir ou j’al- lais. Comme par miracle, la brume s'est dissipée et, 4 ma grande surprise, j'ai aper- gu une immense soucoupe volante dont lescalier rétractable était abaissé. Je ne pouvais en croire mes yeux. J’étais mort de peur. Devinant mon trouble, un étre vétu dun scaphandre m/’a prié de monter a bord et m’a assuré qu’aucun mal ne me serait fait. Rassuré, j'ai grimpé l’escalier qui aboutissait dans une salle faite d'un alliage bleu (sic) remplie de commandes et diins- truments étranges. Mon héte m’a prié de m’asseoir et m’a confié la raison de sa pré- sence sur notre planéte « Nous vous avons choisi, commenga-t-il, 4 cause de votre intelligence (sic), Nous avons besoin de vous pour batir une ambassade sur la Terre, afin de nous accueillir lors de notre retour ici, en 2025. » J’ai pu, enfin, aprés cette longue tirade, poser une question. - Ce que vous nous racontez est fantasti- que. Etant reporter sportif, vous aviez une occasion unique de prendre des photos de la rencontre? - Malheureusement non! J’avais oublié mon appareil. - Mais ces gensa, avancés comme ils le sont, devaient bien avoir de quoi vous dé- panner, non? - Par politesse (sic), je n’ai pas osé le leur demander. Et Claude Vorhillon de poursuivre... - J'ai eu, parla suite, d'autres rencontres au cours desquelles on m’a fourni plus de précisions sur ce qu'on attendait de moi. C’était fantastique! J’ai accepté sans hésiter. - Alors, puisque vous avez revu ces mysté- rieux visiteurs, yous avez pu, enfin, prendre des photos? - Pas du tout! Avec tous ces événements, tout se bousculait dans ma téte; j'avais encore oublié mon appareil. C’est a partir de ce moment que j’ai compris que toute ma vie allait changer. - Qu’avez-vous entrepris aprés le départ des Extraterrestres? - Remplis d’espoir, j'ai commencé a répan- dre la bonne nouvelle. - Parlons de votre voyage sur la planéte Elohim! Comment cela s’est-il passé? - Peu de temps avant le départ, j'avais encore été contacté par télépathie. Une soucoupe volante est venue me prendre a un endroit convenu. - Combien de temps a duré le voyage? - Impossible de vous le dire, car dans |’es- pace tout est relatif, le temps étant in quan- tifiable. Donc, je ne peux vous fourmir au- cune precision sur sa durée. Ce que je peux vous dire, par contre, c'est qu’a ma descente de soucoupe, j’ai été accueilli par le chef de la planéte sur laquelle je venais PAGE 9 Robert Momer de poser le pied. - Comment a été l'accueil? - Trés chaleureux. - Qu’avez-vous fait durant votre séjour? - On ma fait visiter la planéte. - Est-elle comme la notre? Ici, devant mes questions insidieuses, Vor- hillon commence @ se troubler. I! change rapidement de sujet et passe a un entre- tien qu’il a eu avec le chef ( a noter que Vorhillon, dans son récit, ne parlera que de chef. Cela laisse supposer que la fameuse planéte était fort peu peuplée). - Savez-vous que je me suis hasardé a demander au chef la position de sa pla- néte. - Que vous a t-il repondu? - Que j'étais trop curieux! « Nous ne vou- lons pas étre dérangés, ma t-il dit. » Ceci est en contradiction avec un passage dun des livres de Claude Vorhillon. Dans ce passage, il dit que le chef, soulignant qu’ayant des milliers années de retard, les Teriens ne disposaient pas de la technolo- gie permettant les voyages intersidéraux. - Et... vous étes revenu sur la Terre? - Oui, aprés avoir passé des jours inoublia- bles. La veille de mon départ, les habitants avaient organisé une grande féte en mon honneur. Ce que je vais vous confier, main- tenant, va vous paraitré incroyable. Aprés le banquet, on m’a conduit devant un grand batiment. Le chef, aprés m’avoir donné accolade, men a remis la clef (ceci est bizarre, car dans une société hautement avancée, la confiance totale devrait 6tre de mise. Pourquoi avoir besoin de clef?) « C'est une surprise, m’a dit ce demier, avant que je n’ouvre la porte. » La surprise était de taille. J’avais devant moi une suc- cession de machines dont Ie mode de fonctionnement était expliqué sur des pan- neaux (Vorhillon n’a pas précisé dans quelle langue). Je pouvais, grace a ces machines, fabriquer (sic) des femmes vier- ges, plus belles les unes que les autres. - En avez-vous profité, au moins? Oui, car j'ai réussi a produire six créatu- res d’une beauté exceptionnelle dont une Eurasienne (sic), qui était un mé- lange de blanche (re-sic) et de Suédoise. J’ai passé une nuit inoubliable, croyez- Suite a! ip moi!