lenvironnement par André CHOLLAT JARDINS DE NOVEMBRE ‘“‘Les feuilles mortes se ramassent 4 la pelle. .. Les arbres se. dénudent tandis que nous nous rha- billons; nous cherchons au coin du feu le réconfort et la chaleur, maintenant que le soleil nous oublie. Il fait nuit le matin lors- que nous nous levons et c’ést nuit noire, le soir, au retour du travail. Le brouillard, la pluie, (bientdt les gelées et le verglas, la neige, nous en- tourent, nous enveloppent nous recouvrent pendant quelques semaines, peut- étre pour quelques mois. Dans une explosion de couleurs, les arbres ont perdu leur feuillage, bous- culés par le vent, asphy- xiés par le brouillard et la fumée et privés de l’é- nergie du soleil qui leur permettrait de se —défen- dre. Les coniféres, plus som- bres que jamais, se sont carapagonnés pour l’hiver. Les roses, ces coquet- tes, sacrifient aux ge- lées leurs derniers bou- tons pour ne point laisser aux chrysanthémes l’occa- sion de se montrer trop vers dans leur éclat tar- f. Bégonias, géraniums, fuchsias, hibiscus, dah- lias et autres plantes es- tivales sont rentrées Al’a- bri pour ne point risquer un coup de froid fatal. Mais est-ce un tableau de défaite que tout cela. Oh! que non! En untemps, of, nous, humains, ne voy- ons que dép ressions, rai- sons de se plaindre, dif- ficultés dQes au coftt de la vie (quoique que celane di- minue pas pour autant le gaspillage), la Nature con- tinue, sans se soucier de la soudaine valeur du temps! 4 la méme cadence régulié re, sans se soucier de la soudaine valeur du temps! Ala méme caden- ce réguliére, son cycle de reproduction. Les arbres, travailleurs de 1’été, se reposent; le sol va s’enrichir main- tenant de l’énergie accu- mulée dans les _ feuilles mortes; le froid, en dé- truisant les cellules, ac- tive la décomposition de toute matiére organique. Les bactéries du sol au- ront de la matiére premi- ére pour survivre et tra- vailler au printemps! Les réserves accumulées au cours de 1’été et l’au- tomne ont permis au rho- dodendrons, aux bulbes 4 fleurs, aux arbres frui- tiers et 4 fleurs, de pré- parer leur spectacle de printemps. Les journées froides et sans soleil de l’hiver, vont permettre d’achever les préparatifs. L’hiver n’est pas aussi triste aprés tout: Que pouvons-nous faire pour participer 4 l’action et tae le pee DS Oy obi co ettics ta aga a vous men direz tant — par Louis-Paul Béguin Aprés les Rois Maudits lis y2.as.3> sans: idesscela, dans cette chronique, je mentionnais le plaisir que j’avais eu A la lecture des Rois Maudits de Maurice Druon. Vous pensez ma joie de pouvoir regarder cette année, aux Beaux Dimanches, l’admirable télé-feuilleton qu’en ont fait les Frangais. Je n’ aurais pas manqué un é- pisode pour tout l’or du monde. Il y a dans les six volu- mes de Maurice Druon, (collection des Livres de Poche) un trésor de vieil- les expressions, de vieux mots qu’heureusement la production télévisée a res- pectés et nous a restitués. Avez-vous entendu, dans les dialogues, certains ar- chaismes de notre langue, qui donnaient au drame tou- te sa couleur locale et le resituait dans l’époque ot il se passa. Le mot FAUDESTEUIL, ancétre de notre fauteuil, par exemple. Vous avez dQ remarquer que les An- glais s’exprimaient en francais, et peut-étre cer- tains d’entre vous ont-ils pensé qu’il s’agissait 18 d’une licence thé&trale. Non point. Les Anglais de ce temps-1a4, surtout les seigneurs de la cour d’An- gleterre, étaient de sou- che normande et le fran- fae fait la langue officiel- du pays anglais. Parlant des rois, l’adresse ‘‘Vo- tre Majesté’’ n’était pas encore employée, elle ne le sera qu’a partir d’Hen- ri Ill, je crois. On disait ‘SMESSIRE LE-ROI?’,- “le mot messire étant l’an- cétre; “de. monsieur.:-Le ‘“DAMOISEAUS était le jeune serviteur d’un sei- gneur, avant qu’il soit fait chevalier. La langue a conservé les mots: dame, demoiselle, alors que da- moiseau a disparu, le be- soin d’un tel mot’ ne se faisant plus sentir. Lors- que Louis X le Hutin dé- cide de faire la guerre aux Flamands, il réunit OST. Le: mor