Toujours en Europe, l'auteur s'intéresse de nouveau 4 la patrie de Goethe, psychologue qui a révolutionné ce domaine de la philosophie. II a visité sa maison a Francfort. Mais il s'attarde davantage 4 la ville de Hidelberg, sa féte foraine et son chateau historique. D'une féte allemande a une autre, cette poursuite le conduit inévitable- ment au Festival de la biére qui coule a flot et qui provoque « une péta- rade d'explosion de joie » « A la terrasse d'un café, dira-t-il, une vingtaine de bons vivants lachent leur fou dans une chanson entrainante, marquant, 4 mon insu, le début de grandes réjouissances collectives qui rendront mon dimanche a Heidel- berg palpitant, distrayant 4 plein, débordant de vie, comme aux heures les plus heureuses de ma jeunesse. » (32). Le dernier séjour en Allemagne se passe enfin a Baden Baden située dans la célébre région de la Forét -Noire au sud du pays, reconnu pour ses eaux thermales et son casino. C'est encore dans sa verve et son humour que l'auteur met un point final a sa visite germanique: « Je songe bien malgré moi 4 tendre la main vers un bénitier comme 4 la sortie d'une église. Dieu sait qu'avec l'eau consacrée devant laquelle je me suis arrété pour faire le signe de la croix, Baden Baden aurait pu étre inondée tout autour de sa colline centrale. Inondée non pas d'eau sulfu- reuse pour la santé du corps, mais de l'eau bénite pour celle de l'ame... » (58). A la sainte de la Palestine et au pays d'Israél, il consacre pas moins de quatre chapitres pour y rapporter les péripéties de son pélerinage et faire de nombreux commentaires historiques et religieux. Commentaires d'un homme cultivé et érudit dans son domaine privilégié - celui de la foi, la bible et le christianisme, mais aussi de la littérature et de la langue fran- cgaise, car Jean-Claude Boyer est un homme de lettres qui connait le latin et qui a une formation classique assez rare chez les intellectuels de sa génération. C'est « au jour de l'an a Nazareth » (79), qu'il commence sa visite par la basilique de l'Annonciation, construite en 1966, 1a ow selon la tradition l'ange Gabriel annonga a Marie qu'elle deviendra la mére du fils de Dieu. Il contemple les tableaux qui s'y trouvent et rapporte que les artistes « du Moyen Age et de la Renaissance, tels Giotto, Fra Angelico, Filippo Lip- pi, Leonard de Vinci, Van Eych, Veronese ont tous peint une scéne de l'Annonciation. » (80) 23