+ = bs BAG ye Wh OOS 2 Le Soleil de Colombie, Vendredi 16 Juin 1978 PUBLIE PAR Téléphone: 879-6924 LES HEBDOS REGIONAUX LE MINI-QUOTIDIEN DE LANGUE FRANCAISE DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE Directeur: André Piolat Rédacteur: Jean-Claude Arluison Secrétaire: Lyne Paradis Mise-en-page: Richard Lussier 3 LE SOLEIL DE COLOMBIE LTEE, 3213, rue Cambie, Vancouver, C.B., V5Z 2W3 Courrier de deuxiéme classe sous le numéro d’enregistrement 0046 LF Association de la Presse francophone Hors-Québec Béziers a Vancouver par Alexandre SPAGNOLO M. Jean-Pierre Joannidés, directeur de l’Alliance Fran- caise, toujours sur la bréche pour attirer des talents cul- turels, afin d’offrir 4 ses membres et nombreux sym- pathisants des manifesta- tions de choix, a profité du passage a Vancouver de M. Robert Fabre, président de l'Association France-Canada de la section Région Béziers- Languedoc, accompagné du secrétaire M. Jacques Bart- chés, pour l'inviter a présen- ter sa riche collection de diapositives sur la région Languedoc,Roussillon avec les commentaires indispen- sables. ; M. Fabre s’est aimable- ment soumis au désir de M. Joannidés et a celui d’une foule incroyable de specta- teurs. M. Fabre, biterrois, de ' vieille souche, se devait, en premier lieu, de mettre en relief sa ville natale de Béziers, qui fait partie du Bas-Languedoce ou Langue- doc Méditerranéen. Béziers, trés ancienne ville, a donc une longue histoire, ponc- tuée de secousses politiques, surtout religieuses, dont la Guerre des Albigeois, ot il fut saceagé par les Croisés de Simon de Montfort (1209) et la population sauvage- ment exterminée: le méme sort fur réservé a son voisin; Carcassonne. Le Roi de France Louis VIII, surnom- mé le Lion, prit part a la soumission totale du Lan- guedoc, sauf Toulouse. . Le carrousel des diapositi- ves avec son tac-tac automa- tique engagea les specta- » teurs dans un voyage par la pensée, les commentaires vidant, le rendement fut sensationnel. Les images:se succédérent sur |’écran a un rythme captivant: la super- be Cathédrale de St-Nazaire, des XIIle et XIVe siécles, et son beau cloitre, les églises romanes de St-Aphrodise, de Madeleine et de St- Jacques. Le Musée du Vieux Biterrois et du Vin. Le. Musée Fabregat. Le Tribu- _nal de Premiére Instance. Chose curieuse, un grand ‘monument supportant la sta- tue de Louis-Joseph de St- Véran, Marquis de Mont- calm, né en 1712 a Vestric- Candiae (Gard, Languedoc), _le-héros mort.en 1759, en. défendant les Plaines d’A- Carrée, temple de style co- Pa _@ braham contre l’armée du Général James Wolfe, d’un edté, et de l'autre contre la flo!te de l’'Amiral Charles Saunders, stationnée sur le fleuve St-Laurent, flotte qui a pu atteindre cette position stratégique grace aux rele- vés hydrographiques de Ja- mes Cook...0n comprendra la raison pour laquelle Bé- ziers s'‘implique avec vivaci- té dans |’Association France- Canada: Montcalm, un de ses fils. Le Pont de Béziers du XIIle siécle est égale- ment célébre. Nous. savons que la région de Béziers, comme tout le Languedoc, est particuliérement vitico- le, nous le savons, disons- nous, grace a la présence a Richmond, de nos bons amis, Claude et Francine Portes, leurs deux fils et Mme Valentine Coutisou, des bi- terrois “pure laine”, anciens viticulteurs de Béziers, ils font autorité en matiére de vins. Béziers est fier de nom- . breux de ses fils, dont: Pierre-Paul de Riquet (1604- 1680) ingénieur, le protégé de Colbert. Constructeur du célébre Canal-du Mini Atlan- tique-Méditerranéen, ouvra- ge tres admiré a l’époque. Une partie de ce canal ippartient a ses descen- dants. — Etienne Forcadel (1534-1573) poéte, auteur de “Le Chant des Sirénes” His- torien-Jurisconsulte. — Jean Moulin (1899-1943) homme politique. Préfet de |’Eure- et-Loir. Chargé par De Gaul- le de réaliser l’union et la coordination des organisa- tions de la Résistance. Prési- dent du Conseil National de laRésistance. Arrété par les Allemands, torturé et exécuté en 1943. Un monu- ment commémore le souve- nir de cet héros de Béziers et de toute la France. Citons encore, Jean Ri- beyrac, le philosophe et ju- risconsulte. Paul Pellisson, le littérateur, un des beaux esprits du XVIHe siécle, quia laissé une belle Histoire de ‘Académie Frangaise, et tant d'autres. : - Le carrousel des diapositi- ves a subitement sauté sur des images de Nimes (Gard, toujours le Languedoc): les célébres Arénes de Nimes, de l’époque des Antonins, nom donné a sept empe- reurs romains, qui ont régné . environ un siécle. La Maison rinthien de l’an 2 av. J.C. et 2 apres J.C. La Porte d’Au- guste, de l’an 16. La Cathé- drale de Nimes, du XlIe siécle. La Tour Montagne au sommet du Mont Cavalier. Nimes est réputée pour son eau pure de l’ancienne Fon- taine Nemansu et -par sa longue histoire d’invasions et de rébellions. Sans aucun doute, M. Ro- bert Fabre a su plonger son auditoire, par ses diapositi- ves et ses pertinents com- .mentaires, dans une belle ambiance langue docienne. Le Languedoe (de la lan- gue d’oc, par opposition a la - langue d’oil date d'une épo- ‘que préhistorique, qui n’a laissé de traces que dans les Cévennes. Les Ibéres, peu- ple le plus ancien de |'Furo- © pe Occidentale, les Ligures _ et les Celtes l’envahirent tour a tour. Sous les Ro- mains, le Languedoe connut une grande prospérité ainsi qu'avec la venue du Chris- tianisme. Les Arabes ou Maures y apportérent leur. , part belliqueuse, en 720. * Le temps imparti ayant été largement dépassé, le Roussillon ne fut pas abordé. Entretemps, l’auditorium de l'Alliance Franeaise, archi- plein a capacité, fut envahi par 25 gaillards, dont le “mignon” avait plus de deux métres de haut, il s'agissait de la formation de |’Associa- tion Sportive Biterroise, sous la direction de M. Alain Loubet, de Béziers. Cette formation a a son actif sept victoires rien qu’en France. Elle est venue pour se mesurer avec la Sélection Rugby Vancouver, puis avec celle de Duncan’ (Ile \ de Vancouver), ensuite la Cal- gary Irish Selection et la Selection Alberta Rugby U- nion. En regardant ces cos- tauds, ily a lieu de croire quiils feront une bouchée de leurs divers adversaires. Tous les assistants furent tres heureux de cette ren- contre organisée sous les. auspices de MM. Joannidés, Loubet et Fabre, ainsi que le Consulat Général de France , de Vancouver. Les apartés ° avec cette jeunesse bouil- tonnante de vigueur et d’en- thousiasme pour la vie, se déroulérent avec bonheur. On sait, peut-€tre, que le Nos lecteurs écrivent Cher Monsieur, Le numéro du 28 avril du Soleil de Colombie m’ap- prend que votre publication vient de passer le cap des dix années et je tiens a vous en féliciter, ainsi que toute votre équipe. Je n’ai pas a vous rap- peler les difficultés sans nombre que vous avez di rencontrer durant ces dix années pour maintenir vi- vante cette voie de la franco- phonie en Colombie-Britan- nique et je sais tout le mérite que vous et’ vos collégues avez eu dans la réalisation de cette entrepri- Se. Semaine aprés semaine, Le Soleil de Colombie nous - apporte ici, au Conseil de la Vie francaise, des preuves que la vie frangaise est de plus en plus dynamique en Colombie malgré le danger ° toujours présent de l’assimi- Rugby dit a quinze, est né, voila des siécles, en Picardie et en Bretagne. Puis ‘de France en Angleterre, par les Légions Romaines de César et par les Compa- snons de Guillaume le Con- quérant. Le nom est venu plus tard de Rugby, ville anglaise. Jugé brutal, il fut interdit a plusieurs reprises. Recevant des régles plus précises, il s’affina et devint en vogue. Il existe un rugby \ treize et un rugby améri- cain, joué seulement aux Etats-Unis avec des régles différentes: trés brutal, il nécessite des précautions spéciales de protection. Pour achever cette belle soirée-rencontre, le public fut invité a goiter d’excel- . lents fromages francais et a de non moins excellents vins francais offerts par M. J.J. Galabru, Consul Général de France accompagné de sa eharmante épouse. : Nous avons remarqué plu- sieurs membres du Comité Alliance Francaise, des membres, des.étudiants a- dultes des cours du soir, des sympathisants, M. André Piolat, l’actif directeur du Soleil de Colombie, M. et Mme André Baehr, Mme Vaissade, l’intellectuelle Ro- se Blanche McBride, M. et Mme Lucien Henrion, Mme Teanne Baillaut, l’animatrice du’ Centre Culture! Colom- bien, M. et Mme Michel Monnet, J.C. Lutel et Mme Bernadette Chabot, Marie- Thérese Jaouen, du Cercle Francais de Vancouver, Au- vuste Jaouen, Alexandre Spagnolo, Président du Cer- “le Francais de Coquitlam, . un revenant, le Docteur Joseph Tannus, ete. Nos plus chaleureux re- merciements vont a M. J.P. Joannidés et 4a Madame; qui ml su avec persévérance ‘out au long de la saison 1977-1978, donné a |’Alliance Frangaise, le lustre qui la ‘aractérise depuis plus de 75 innées de son existence a Vancouver: le bulletin-bilan jui vient d’étre publié est issez, éloquent. _L'Alliance Francaise est, peut-étre, le seul lieu du ‘yude-a-coude des franco- phones lors de ses manifes- ‘ations culturelles. lation qui est la voie de la facilité, et les difficultés qui continue de vous assaillir. Vous avez toute notre admiration et tout notre : estime et vous pouvez é tre assuré de notre collabora- tion dans toute la mesure du _ possible pour que le Soleil de Colombie ¢ontinue de luire sur votre collectivité franco- phone de la Cote du Paci- fique. A loceasion de ce dixiéme anniversaire, je vous offre done, au nom du Conseil de la Vie francaise en Améri- ‘que, et en mon nom, nos plus sincéres félicitations et nos meilleurs voeux de longue. vie et de succés au Soleil de Colombie, a son directeur et 4 toute l’équipe. Sincérement votre, Jean HUBERT Secrétaire général ~~ Conseil pour l’unité canadienne Le Conseil pour l’unité canadienne fondé en 1964, est devenu aujourd’hui une association d’envergure vraiment nationale: Il comp- te des adeptes et des repré- sentants dans toutes les pro- vinces canadiennes et dans les Territoires du Nord- Ouest et du Yukon. Son objectif: travailler au maintien et a l’amélioration d'un lien fédératif dans tout le pays. _ A cette fin, le Conseil vise 4 promouvoir l’attachement A Vhéritage collectif chez les e¢énérations montantes, ainsi que le culte des valeurs qui distinguent et-unissent a la fois tous les Canadiens. a Le Conseil pour I'unité 4. Des mémoiressoumisa canadienne est unorganisme ‘diverses autorités politiques sans but lucratif,et quine se ¢t portant sur la réforme 7 rattache a aucun parti politi. constitutionnelle, les loisdes que. langues officielles, le rdle de .f - Créé pour promouvoir Radio-Canada, les référen- Vunité canadienne, le ‘ums,ete. ; Conseil, depuis 1964, a mis >. Un Symposium UDO. ae sur pied plusieurs entrepri- v0qué la création d'un comi- ses qui oeuvrent au niveau ¢é préférendaire qui regrou- = national, notamment: ‘pe tous les partis politiques ; et tous les groupes autono- 1. La semaine du Canada: ye, yous A la cause fédéra- oe inaugurée en 1969, est deve- jiste. a Ss. Be WE SSS a $< SAS x : tit-fils, né le huitiéme jour du huitiémemois, pesait ex- 4 actement huit livres et huit onces. Stan Gilbert, pom: piste de Californie, décida donc, peu aprés la naissance, nue depuis un événement annuel dans plus de mille localités du pays. Le Conseil suscite des initiatives popu- laires dans les six jours de laires dans les six jours qui précédent la féte nationale du ler juillet. 2. Programme échange: ini- tiative qui, en six ans, a permis a plus-de 13,000 - étudiants canadiens des qua- tre coins, de notre immense territoire de mieux se connaitre. 3. Opinion Canada: un pério- dique d'information nationa- le bilingue qui parait six fois par année. de miser sur le chiffre huit. || paria huit dollars sur le cheval numéro huit, dans la huitiéme course. Le che- val, “Today and Tomorrow”, lui a rapporté 80 dollars et 80 cents... _ Le New York Times parle de la séparation du Québec (S.0.P.) — Suite a la visite du premier ministre Léves- que a New York, le presti- gieux magazine. “New York Times” a publié un éditorial - intitulé “Quebec in America Cher Monsieur, Redeévable de votre adres- - s°a Monsieur |’Attaché Cul- _turel auprés de |’Ambasssa- - . de de France a Ottawa, je me permets de vous soumet- tre une-demande dont je reconnais et m’en excuse, le saractére un peu exception. nel. E _ Je suis cadre retraité de la sidérurgie et souhaiterais pour occuper mes loisirs me eréer un petit réseau de sorrespondants. (ou. corres pondantes) étrangers. Il me serait trés agréable den trouver un (ou une) au Canada méme si étudiant ou personne d'age mir il (ou alle) n'était pas trés familia risé avec la langue francaise. Vous serait-il possible par mi vos amis de me trouver ‘e correspondant? Un grand merci 4 l’avance »t croyez a mes sentiments dévoués. R. JALARD 2. rue. Albert-Malet 79012 Paris Eyes”, ot on y traite de la situation du Québec. L’arti- cle précisait: “En toutes pro- babilités, la Province trouve- ra un terrain d’entente avec RENE LEVESQUE . Ottawa, évitant le trauma- tisme de la séparation’’. Le journal est cependant d’avis. que M. Lévesque perdra son référendum lorsqu’il sera te- nu, puisque les sondages dé- montrent que le quart seu- lement de la population fa- vorise l'indépendance totale. On y lisait également: “M. Lévesque devra se retran- — . cher sur la-formule. de sou- veraineté-association.”’ f © Wee R PR. DBMS MTS ah Loe