Le Moustique Volume6 - 5eédition ISSN 1704-9970 Mai 2003 Commissariat aux langues officielles du Canada : http://www.ocol-clo.gc.ca Selon le Commissariat aux langues officielles du Canada, il y a 20 % des Canadiens anglais qui sont immigrants, contre seulement 5 % chez les francophones. Le Commissariat aux langues officielles du Canada, en partenariat avec la communauté franco-torontoise, a tenu l'atelier de discussion «Défis et opportunités qui se présentent a la francophonie torontoise face a immigration et a la. diversité», le lundi 7 avril, 4 '@cole secondaire Etienne-Brilé. Cette réunion s’inscrivait dans le cadre des efforts du Commissariat en vue d’une immigration francophone accrue. La rencontre servait également a informer le Commissariat sur les réalités de la communauté franco-torontoise. Plus d'une dizaine d’organismes de la Ville-Reine ont participé, reflétant le multiculturalisme de la communauté. Une des questions lancées était «Comment est-ce qu’on peut créer un sentiment d’appartenance, compte tenu des cultures et des religions différentes ? », Raconte Carsten Quell, qui travaille a la direction des politiques du Commissariat aux langues officielles. Quelques réponses et pistes de réflexion ont été soulevées. Par exemple, le Centre francophone de Toronto a parlé de son nouveau programme Accueil, qui met en contact de nouveaux arrivants avec des bénévoles. Le Réseau des chercheures africaines a également mentionné la possibilité d’établir un partenariat avec le Centre francophone. Une occasion de réseautage, donc, entre les organismes. «Le but de l’atelier était de voir la vision de la francophonie torontoise», met en lumiére M. Quell. Quelques idées de projets a saveur économique ont été mises de l'avant, comme celle de l’'Association marocaine de Toronto, qui souhaite faciliter l'accés au marché marocain pour les entrepreneurs canadiens. «La notion de la communauté commence a étre plus large», commente M. Quell, mentionnant au passage que s'il y a 20 % d’immigrants au sein des Canadiens anglais, ils ne sont que 5 % chez les francophones. q € «Une étude concréte et intéressante» Le directeur général du Centre médico-social et communautaire, Jean-Gilles Pelletier, aprés avoir participé a la réunion, était satisfait d’avoir pu obtenir en mains propres |’étude L’immigration et les langues officielles : obstacles et possibilités qui se présentent aux immigrants et communautés, un document qu’il qualifie de trés intéressant, bien fait et concret (I’étude se trouve sur le site Internet mentionné ci-aprés). Par ailleurs, l'assemblée fut pour lui une occasion de réitérer certains messages qu'il juge absents de |’étude : «Il faut avoir une certaine masse critique d’intervenants francophones dans la communauté ; il faut offrir les services dans un contexte multidisciplinaire, un guichet unique, pour qu’une personne n’ait pas a visiter plusieurs agences pour obtenir des services en frangais ; il faut étre bien réseauté pour se faire connaitre [en tant qu’organisme]». En plus des organisations représentées, deux étudiants sont venus livrer leur temoignage : Bryan Desrosiers-Tam, dont les parents sont chinois et québécois, et Sarah Girard, de la Guadeloupe. L'atelier, présidé par Louise Lewin, du Collége universitaire Glendon, n’était que la premiére partie de cette journée a Etienne-Brilé, qui s'est poursuivie par la tenue d’un kiosque pour sensibiliser les gens au mandat du Commissariat aux langues officielles et par une cérémonie de citoyenneté avec une allocution de la commissaire, Dyane Adam. Bien qu'il ne s'agisse pas d’une tournée officielle, le Commissariat a tenu des ateliers du genre 4 Vancouver, Edmonton et Ottawa. Il est possible qu’il se rende également en Saskatchewan, selon M. Quell. Ces rencontres sont une occasion pour Vinstitution fédérale d’informer la population & propos de ta nouvelle loi sur l'immigration, qui favoriserait les communautés minoritaires. 7