L’avenir del’homme dans |’ espace est menacé par une véritable ceinture
dedéchets en orbite autour de la Terre. Ces milliers de débris, abandonnés
par des dizaines de missions spatiales, constituent un probléme presque
insoluble: ils font peser un réel danger sur les engins orbitaux, tels que
les satellites et les stations orbitales, et sur les astronautes.

PAR JEAN-CLAUDE PITRE

endredi soir dernier, le
film Apollo 13
envahissait les salles de
cinéma, nous
remémorant |’histoire
d’un quasi-tragique événement
survenu, en avril 1970, lors d’un vol
vers la lune. Suite a une défaillance
technique de l’équipement!' du
vaisseau --explosion d’un des
réservoirs 4 oxygéne--, trois
astronautes frdlent la mort; un drame
qui riva l’attention du monde entier
pendant cinquante-cing heures, il y
a déja un quart de siécle maintenant.
Aujourd’hui, hormis |’équipement,

d’autres dangers guettent ]4-haut et
nous font prendre conscience de la
fragilité de |’étre humain dans
l’espace.

En juillet dernier, la NASA
reconnaissait que sa station orbitale
Alpha, dont la mise en service est
prévue pour 1’an 2000, avait une
chance sur dix d’étre détruite dans
les dix ans par une collision avec des
débris artificiels. Cette station, dont
l’assemblage doit débuter en 1997,
est le fruit d’une initiative
internationale 4 laquelle participent
les Etats-Unis, l’Union européenne,
le Canada, la Russie et le Japon.

Devant la gravité du
probléme des débris orbitaux, une

AUSTRIAN AIRLINES, OSTERREICHISCHE

LUFTVERKEHRS AG

AVIS DE DEMANDE DE SERVICE AERIEN

No 951020 au réle

Dossier n° M 4895/A484-4-1

Austrian Airlines, Osterreichische Luftverkehrs AG a présen-
té a l'Office national des transports du Canada une demande
pour une licence afin d'exploiter un service international a la

‘| demande (affrétement) de la classe 9-4 pour le transport de

trafic entre des points au Canada et des points en Autriche au
moyen d'aéronefs a voilure fixe de type MacDonnell Douglas
MD-83, Airbus A310 et Airbus A340 des groupes G et H (dont
la capacité de transport indiquée par la demanderesse est
respectivement de 144, 196 et 263 personnes et de 37 200,
70 500 et 97 000 livres de marchandises).

Une intervention doit citer le n° 951020 au rdle. Toute inter-
vention doit étre déposée auprés du Secrétaire, Office natio-
nal des transports du Canada, 15, rue Eddy, Hull (Québec),
K1A ON, au plus tard le 7 aot 1995.

L'Office fournira sur demande les détails supplémentaires de
la demande et de l'information pour appuyer, de s'y opposer,
ou de modifier la demande pour la délivrance d'une licence de
service international. Pour de plus amples renseignements,
télephonez a Marcia Magnes au (819) 953-9787 ou par

télécopieur au (819) 953-5562.

CRTC

AVIS PUBLIC

Canada

| a ner a ee ee eS en ee ee ee eT TT ae ear ee

Avis public CRTC 1995-94. Conformément a I'avis public CRTC 1995-60, le
CRTC a regu des demandes des titulaires des entreprises de radio suivantes
en vue de modifier leurs licences afin d'étre exemptées de |'obligation de
diffuser exclusivement a I'intérieur-des formules du Groupe | ou du Groupe II,
qui sont des conditions de licences. 27. Squamish et Vancouver (C.-B.).
Demandes (951139500-CISQ-FM et 951138700-CKKS-FM) par ROGERS
BROADCASTING LIMITED, 2440, rue Ash, Vancouver (C.-B.) V5Z 4J6.
EXAMEN DES DEMANDES :38011-3iémeave., Squamish (C.-B.) et 2440, rue
Ash, Vancouver (C.-B.). 29, Vancouver (C.-B.). Demande (951170000-CJJR-
FM) par JIM PATTISON INDUSTRIES LTD., 300-1401 o., 8ieme ave., Vancouver
(C.-B.) V6H 1C9. EXAMEN DELA DEMANDE : 1401 ., 8iéme ave., Vancouver
(C.-B.). 30. Vancouver (C.-B.). Demande (951175900-CKZZ-FM) par SOUTH
FRASER BROADCASTING LIMITED, #20, 11151 Horseshoe Way, Richmond
(C.-B.) V7A 4S5. EXAMEN DE LA DEMANDE : #20, 11151 Horseshoe Way,
Richmond (C.-B.). Le texte complet de cette demande est disponible en
communiquant avec la salle d'examen du CRTC, Edifice central, Les Terrasses
de la Chaudiére, 1 promenade du Portage, Piéce 201, Hull (Qc) J8X 4B1, (819)
997-2429; et au bureau du CRTC a Vancouver : 800, rue Burrard, Piéce 1380,
C.P. 1300, Vancouver (C.-B.) V6Z 2G7 (604) 666-2111. Les interventions
écrites doivent parvenir au Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A ON2
et preuve qu'une copie conforme a été envoyée au requérant le ou avant le
18 juillet 1995. Pour de plus amples renseignements sur le processus
d'intervention, communiquez avec les Affaires publiques du CRTC a Hull au
(819) 997-0313, fax (819) 994-0218, ATS (819) 994-0423.

be Conseil de la radiodiffusion etdes Canadian Radio-television and
télécommunications canadiennes Telecommunications Commission

conférence, réunissant des
experts des agences spatiales
du monde entier, a été organisée
en septembre dernier au
département des sciences de
V’espace del’ Université du Kent,
a Canterbury (G.-B.). Cet
établissement, qui a réalisé de
nombreuses expériences sur des
vaisseaux spatiaux, afin
d’évaluer les risques de
collisions avec des débris
artificiels, est aujourd’hui un
haut lieu de la recherche dans ce
domaine.

Si les engins spatiaux
sont réguliérement endommagés
par la poussiére interstellaire,
les débris arvificiels sont assurément
les plus dangereux. Environ 3000
tonnes de ces objets trés variés se
trouvent dans |’orbite terrestre: des
satellites hors d’usage, de la taille
d’un autocar, aux minuscules
particules de poussiéres émises par
les tuyéres des fusées 4 carburant
solide.

Les radars permettent
aujourd’hui de détecter environ
70 000 débris de ce type, un chiffre
qui augmentent de 200 unités
environ chaque année. La plupart de
ces débris proviennent de satellites
et gravitent donc dans la méme
direction qu’eux --généralement
vers |’est--. Cependant, les satellites
étant placés sur diverses orbites,
dont l’inclinaison par rapport 4
V’équateur est variable, la présence
de ces débris peut leur étre fatale.

La collision type se
produit 4 un angle de 45
degrés et & 32 500 km/h

Une collision latérale avec
un objet de 15 cm de long,
généralement invisible au radar, peut
se révéler aussi désastreuse qu’une
collision frontale, car les satellites se
déplacent quelquefois 4 plus de
28 000 km/h par rapport a la Terre.
Des études ont montré que la
collision-type se produit 4 un angle
de45degrés eta32 500 km/h. Acette
vitesse, un débris de la taille d’un
cachet d’aspirine produirait leméme
impact qu’un blocdemétal de 200 kg
lancé 4 prés de 100 km/h. Méme un
choc par l’arriére et plus lent
présenterait un réel danger.

La station orbitale Alpha est
véritablement menacée, ne serait-ce
qu’en raison de ses dimensions :
elle se présentera sous la forme d’un
cube, dont les cétés auront la

Plus de 3 millions de particules :
poussieres, éclats de peinture
etrésidus des matériaux
d'isolation des engins spatiaux...

7 580 débris :

2 000 satellites
(dont350enactivite),
étages de fusée,
débris de coiffe...

longueur d’un terrain de football.
Outre un assemblage des modules
américains, russes, européens et
japonais, elle comprendra un grand
nombre de panneaux solaires
destinés a la production d’électricité
etsera doncéminemment vulnérable.

Plus de 23 000 objets ont
6té envoyés dans Il’espace
depuis le lancement de
Spoutnik 1 en octobre 1957

Quelques 7580 objets, d’un
diamétre égal ou supérieur a 1 métre,
peuvent étre détectés par radar
depuis la surface de la Terre. Ils
gravitent 4 une altitude comprise
entre 480 et 8000 km au-dessus dela
surface du globe. Sous !’action de la

gravité, plus de 13 000 d’entre eux,
qui se trouvaient en orbite basse,

ont été attirés vers les couches
supérieures de |’atmosphére, ot la
plupart se sont désintégrés.

Parmi les 7580 objets
recensés, figurent environ 2000
satellites --dont 350 sont encore en
activité--, des étages de fusée et des
débris de grande taille comme des
morceaux de la coiffe, larguée au
moment de Ja mise en orbite du
satellite. La navette spatiale
américaine aurait recu, lors de
plusieurs missions, |’ordre de
modifier sa trajectoire pour éviter de
passer 4 proximité de vieux étages de
fusées.

Les débris les plus

dangereux sont invisibles

Les débris les plus dangereux
restent cependant ceux dont la taille
est comprise entre 1 et 15 cm,
difficilement repérables par les radars
--40 000 fragments recensés--. Ils
proviennent essentiellement de la
désintégration d’étages de fusées

CR Eo Canada

Avis public CRTC 1995-96. Le CRTC a été saisi des demandes suivantes : 1.
L'ENSEMBLE DU CANADA. Demande (950791400) présentée par ROGERS
BROADCASTING LIMITED, 36, rue Victoria, Toronto (Ont.), MSC 1H3, en vue
d'obtenir l'autorisation de transférer le contréle par le transfert d'un intérét de
11% de la MH Radio/Rawico, société en commandite, de sa filiale & part entiére
la CFCN Productions Limited ala 566684 Alberta Ltd. EXAMEN DELADEMANDE :
MH Radio/Rawico Partnership, #220 - 2723, 27°™ ave. n.-e., Calgary (Alb.).
Le texte completde cette demande est disponible en communiquantavec la salle
d'examen du CRTC, Edifice central, Les Terrasses de la Chaudiére, 1 prome-
nade du Portage, Piéce 201, Hull (Qc) J8X 4B1, (819) 997-2429; et au bureau
du CRTC a Vancouver : 800, rue Burrard, Piéce 1380, C.P. 1300, Vancouver
(C.-B.) V6Z 2G7 (604) 666-2111. Les interventions écrites doivent parvenir au
Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A ON2 et preuve qu'une copie
conforme a été envoyée au requérant fe ou avant le 19 juillet 1995. Pour de
plus amples renseignements sur le processus d'intervention, communiquez
avec les Affaires publiques du CRTC a Hull au (819) 997-0313, fax (819) 994-
0218, ATS (819) 994-0423.

ee Conseil de la radiodiffusionetdes Canadian Radio-television and
télécommunications canadiennes  Telecommunications Commission

AVIS PUBLIC

Le Soleil de Colombie-Britannique, vendredi 7 juillet 1995 - 6

40 000débris : pieces
métalliquesissues
deladésintégration

des fusées, détonateurs,

dont les carburants résiduels ont
explosé. Quatre étages de lanceurs
russes Zenit se sont fragmentés ces
dix derniéres années, laissant prés
de 400 nouveaux débris dans
l’espace.

On trouverait, en outre, plus
de 3 millions d’infimes particules de
quelques fractions de centimétres:
poussiéres, éclats de peinture et
résidus des matériaux d’isolation des
vaisseaux. Certaines de ces
particules forment de dangereux
amas de débris, qui peuvent étre
tout aussi redoutables pour les
navettes que les gros fragments
isolés.

Il y a quelques années, une
vitre de la station russe Mir a été

endommagée parun éclatdepeinture
se déplagant 4 une vitesse relative

de 48 270 km/h. Ona aussi la preuve

Un débris de la taille d’une
aspirine a le méme effet
qu’un bloc de métal
de 200 kg a 100 km/h

qu’au moins un satellite américain a
été réduit en mille morceaux aprés
avoir heurté un morceau de débris
un peu plus gros, une collision qui
n’a fait qu’accroftre un peu plus le
nombre de ces dangereuses
présences.

Des orbites «cimetiéres»
dans Il’espace

De l’aveu de Ja plupart des
experts, il n’y a malheureusement
pas grand chose 4a faire contre les
débris. Des mesures sont prises pour
mettre les satellites épaves sur des
orbites «cimetiéres», hors des zones
les plus fréquentées, et de faire sortir
les étages de fusées de leur orbite
une fois qu’ils ont largué leur charge
utile. L’idée de nettoyer l’espace
avec des «satellites-aspirateurs»,
comme il a déja été suggéré, serait
irréalisable, car ces satellites ne
seraient pas encore en mesure de
distinguer les ordures des engins
opérationnels.
'Lexplosion d'un des réservoirs en oxygéne
entraina des fuites importantes en oxygéne
et paralysa l'approvisionnement en
électricité et de chauffage de la cabine. Des
conditions qui contraignirent les trois
astronautes 4 se réfugier dans le module
lunaire --de la dimension d'une boite
téléphonique--, congu seulement pour
accomoder deux astronautes pour une durée
de 45 heures et la capacité de les ramener
qu'a mi-chemin dela Terre. D'autres dangers
aussi guettent les astronautes :
l'intoxication au CO., le risque de mourir
de froid ou d'étre complétement carbonisés

~~ S

lors de l'entrée dans I'atmosphére terrestre,

si jamais la coiffe de protection du module
était fissurée. Heureusement, tout s'est
bien terminé.