sg CARNET D’UN PROMENEUR ambiance vulgaire, ITE MEXIQUE INCONNU r Roger DUFRANE. Si j'si choisi de yoveecr par la route,ctest parce que j'aime la f1ld- nerie. Lfavion, dot l'on n'apergoit: que des masses fuyantes de terre et d'eau, je le laisse aux hormes dtaf— faires presses dtatteindre leur des- tination,Vivent les belles routes et’ leurs aventures! les accrocs mémes qu'on y subit deviennent a la longue des souvenirs vivaces, Les difficul- tes des douanes,celles des achats de vivres en pays ébranger, permettent d'enrichissants contacts humains, Dans 1'Orégon, les montagnes couvertes de sapins rappellent le Canada. Mais la Californie montre un visage different.Ia terre y apparait orangée, ltherbe jaunie, Voici des vignobles, des datiers aux palmes vertes, des orangers piques de fruit d'tor, des palmiers elances en longs plumeaux, Un paradis terrestre sous: une chaleur d'enfer, »- Ios Angeles, » vantée par — films d'Hollywood,ne vaut pas sa re— putation.Devant un theatre qui exhi- be des filles légerement vetues, une femme sans age, en chapeau a fleurs, chante des hymes. Rébarbatifs les ‘luns aux autres, passent des Yankees, des Mexicains, des Chinois, des Ne~ gres,et cet amalgame racial crée une mores. par Roger DUFRANE Pour passer de la Californie en Arizona,il faut déclarer a une sorte d'octroi toute plante ou fruit ci- tronnier qu'on transporte: un moyen radical de protéger les marchés, Des plaines,des montagnes, des oasis mo- dernes et enchanteurs, et j'atteins Hl Paso, la ville frontiére.Une pla— que commemorative est accrochée au mr du bar dtou je regarde la rue. Ici fut tudé X dans un duel au revol- ver. Dans cet ancien bastion de re— dresseurs de torts et de bandits, la race mexicaine domine,Mais ces Mexi- cains happés par les Etats-Unis sont Ce soir, leur journée de frontalier faite, ils rentreront a Giudad—Juarez,leur domicile mexicain au sud du Rio Grande del Norte et ils pinceront leurs guitares,Parfois, les sables du désert stelévent en tourbillon et stabattent sur El Paso. Des éclairs criblent la plaine, A lors les douaniers, Américains aussi bien que Mexicains,abandonnent tout, valises et voyageurs, eb au cri de sauve-qui-peut! ( take shelter! take shelter!...) tout le monde gagne un abri jusqu'apres la tornade. En dehors des villes, le Mexi- que apparait aussi désert que le Ca— nada et les Etats-Unis. Hypocrisie des sociologues qui se plaignent de 1'explosion demographique, Dllogisme des gouvernants qui ambitionnent de ecloniser les plus proches planétes! Nous arrétons une demi-heure a Zacatecas, Maisons roses aux fagades ornees de fer forgés; de la msique dans l'air, Un marche des mille-et- une nuits serpente dans les ruelles: odeurs de fruits,de poissons séchés, d'tepices, Que ce peuple est pauvre! Mais aussi combien bruyant et rieur! Le comique ne manque pas. Un auber- giste, qui ne me ‘comprend pas, m'em— mene dans la cuisine ou s'agitent les servantes, TL me montre les mar— mites et il me demande de choisir. ( la semaine prochaine: de Mexico a Jalapa ) TS Le Soleil de Vancouver,page 5,23 mai 1969 ECHANGE D’ETUDIANTS VICTORIA: 08 etudiants représen= tant 91 ecoles secondaires de la Co- lombie-Britannique, prendront part cette annee aux voyages interprovin- ciaux. Dis ont été choisis dans les e- coles secondaires des districts sco- laires de Burnaby, de Duncan,de Fort St,John, de Kelowna, de Ladner, de Langley, de Nanaimo, Nord, de Powell River, de Prince- George, de Prince Rupert,de Richmond, de Vancouver, de Victoria et de Van- -couver—Ouest , Ds sont divisés en 17 groupes de 12 gargons et. de 12 fil- les chacun, et ils seront accompagnes de deux adultes, Sept groupes visiteront eae real, deux Toronto et un Antigonish- et Halifax, en Nouvelle—Ecosse,Wood— stock, au Nouveau-Brunswick Hamilton Sault Ste.Marie et Ottawa dans 1'0On— tario, Winnipeg au Manitoba et Hum boldt, en Saskatchewan. Au cours de ces voyages qui au- ront lieu en juillet et en aoiit, les étudiants seront hébergés dans” des familles, Un nombre equivalent dteleves étudiants venant des autres provin-, ces visiteront la Colombie-—Britanni- que cet ete et seront aussi recus dans des familles, BOURSIER VANCOUVER-OUEST: Evan John Hunden, 20 ans, éetudiant de cette ville, a gagne la bourse Frank Knox Memorial au montant de $5,000, de 1'Universi- te: Harvard .aux Etats-Unis, Te jeune Hunden, qui vient de recevoir son diplcme de 1'Université Queens, de Kingston, en Ontario, ira a Harvard en septembre prochain.0 y poursuivra deux ans d'études en vue d'tobtenir sa maitrise en Sciences d'Administration,. ECRIVAINS | Il fallait du temps 4 Malherbe pour mettre une piéce en état de paraitre. On dit qu’il fut trois ans a faire I’Ode pour le premier président de Verdun, sur la mort de sa femme, et que le président était remarié avant que Malherbe lui ett donné ces vers. En 20 ans, Marabout a vendu 160, 000, 000 de livres Ila celébre maison d'édition belge Marabou, vient de féter son vingtieme ammiversaire.Premisre mai- son a'édition & avoir laneé le livre: dé poche en frangais avec ses’ 160,000,000 de livres vendus jus- quiici, elle se classe parmi les plus grandes maisons d'edition du monde, André Gerard, fils d'un impri- meur Ge Verviers, & Belgique,fut in- trigue,4 a) Ban de le derniére guer= re, par les " pocket-bocks i que des soldats américains et; anglais li- saient,Stétant informe du succés que comnaissait ce format de livre a bon marche, aux Etats-Unis et en Angle- terre, iL etudia la possibilité' de lancer cette formule en frangais, joe stassocia avec un autre belge, Jean Jacques Schellens, redacbeur en chef de revues scoutes; il lanea les. édi- tions Marabout le 19 mars. 199. } Le. succes de ce livre a bon marche et de format pratique gagna vite toute la Belgique.En France, la percée fut plus lente .Conservateurs, les editeurs Srangais ne croyaient pas a L'avenir du livre dé poche et ‘les lecteurs _frangais preferaient le format class sique, la presentation” de la premiére page cartonnée et colo- rée etait. aussi une innovation dans M. DIMITRI KASAN (a droite), q ‘en compagnie de M. HENRI VERNES (a& gauche), créateur de Bob Morane, le héros qui fait les délices de la jeunesse et la fortune de la maison Marabout.. au Canada avec les pays francophones. ' Clest ltédi- teur Pierre Seghers, a Paris, qui a .tenté 1"experience en prenant. la distribution de Marabout, Des que la. formule commen¢a & plaire au public, dtautres maisons d'tédition francai— ses se lanecerent 4 leur tour dans le Livre de poche. . En 1950,M, Dimitri Kasan arriva quelques exemplaires de Marabout dans sa valise.T s'tins- talla a Québec et commenga & pros ore le Marabout au C nada, pecter la province pour y faire con- naitre les premiers livres de poche en frangais. ' Te marché Ju Marabovt est en tres bonné position au Québec, En 19 ans, il s'est vendu une bonne quin- zaine de millions d'texemplaires des livres de poche Marabouz, ™ ~ Quels ort été les best-sellers de Marabout au Canada? - ta Psychologie moderne,de Pier— re Daco; Cormert soigner et edu— quer son enfant ,du Dr Spock; dans la serie des ‘Bob. Morane de Henri Ver=— nes, Terreur a la Manicouagan; Batir la paix, du R.P.Dominique Pire, | et Dossier sexualite, M, Kasan, qui avait fonds la maison Marabout—Québec en 1950, est depuis 1966 président, et directeur general de la filiale américaine de cette maison d'ddition dont le siége est toujours a Quebec - mais il con- trole la distribution dans toutes les Ameriques, t™ les plus inpertants clientes ce Maravout sont l'Argentine, le Mexique, le Brésil,le: Etats-Unis et le Canada, Te marche” anglais, a To-, ronto et Vancouver, equivaut 4 10 2 15 p> OGadw marche” francais du Quée= ‘bec, '™ de Vancouver=